décembre 09, 2018
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Togo : Après les échecs retentissants de DSRP, PPTE, SCAPE : Faure toujours dans l’enfumage avec la trouvaille de PND Featured

 A ce 21ème siècle avancé sous l’ère de la démocratie, la règle de gouvernance pour atteindre les objectifs à l’optimum reste deux mandats au plus. En sus, l’alternance est ainsi garantie pour une meilleure compétitivité entre les acteurs qui se succèdent à la tête des pays qui sont sur les meilleures voies de la gouvernance pragmatique. Peu importe le niveau d’exécution du Programme que le Président à la tête du pays, a présenté au terme des deux mandats réglementaires, il est dans l’obligation de passer la main.



Le petit Togo en Afrique de l’Ouest refuse l’alternance. Et son développement est hypothétique et pris en otage par quelques individus égoïstes aux appétits gloutons.

Pour assurer le semblant de gestion du Togo, Faure Gnassingbé qui est dans son 3ème mandat ne s’affuble que des acronymes ronflants, creux et sans relief pour bluffer le peuple.

Après les échecs retentissants de DSRP, PPTE, SCAPE, PND, la nouvelle trouvaille

Dans une tribune parue dans « Jeune Afrique » du 27 août 2018, le chef de l’Etat togolais a fait un show malodorant autour d’une trouvaille PND- s’entend Programme National de Développement. Ce programme vient à la suite des Documents de Stratégie de Réduction de la Pauvreté 1 et 2 (DSRP 1 et 2), la Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi (SCAPE) et bien des ronflements autour de l’initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE).

Dans sa sortie onéreuse aux allures de campagne électorale, Faure Gnassingbé trouve que « le Togo fait partie d’un monde qui change à toute vitesse et il a su obtenir des résultats économiques et sociaux appréciables. Mais ce qui a été accompli peut encore être amélioré: le Plan national de développement (PND) qui vient d’être adopté nous permettra de mieux faire face aux défis qui se présentent. Il s’inscrit dans le cadre de l’Agenda 2030 des Nations unies et dans celui de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Il établit un juste équilibre entre les piliers économiques, sociaux et environnementaux – condition nécessaire au changement de notre paradigme de développement ». Le Président de UNIR dit compter sur les atouts du Togo pour faire de bonds qualitatifs en matière de développement. « Notre ambition commune doit être guidée par un niveau de sophistication et de cohérence de nos politiques publiques qui ne réussira que grâce à de meilleures compétences managériales et que si nous faisons preuve de détermination.

L’environnement de notre pays est marqué par une saine et stimulante compétition. Le Togo n’est pas le seul à vouloir devenir un hub logistique et financier d’excellence, par exemple. Je reste confiant néanmoins, car nous pouvons compter sur un aéroport moderne et nous projetons d’en construire un deuxième. Notre port est bien positionné, et nous avons la capacité de développer des infrastructures routières interconnectées plus rapidement et à moindre coût compte tenu de la taille modeste de notre territoire. De nombreuses banques internationales, y compris parmi les plus grands établissements panafricains, ont choisi d’installer leurs sièges et opérations à Lomé. La sécurité et la qualité de la vie urbaine rendent également le pays attrayant.

Avec le développement des services en matière de TIC et une éducation de qualité, le Togo disposera d’atouts nécessaires pour aller plus vite.

Nous ne sommes pas non plus les seuls à vouloir nous industrialiser rapidement. Là aussi, le PND met l’accent sur des moyens concrets: ajouter de la valeur à nos matières premières, en nous concentrant d’abord sur l’industrie du phosphate et la transformation de nos produits agricoles, et ainsi tirer parti de la diversité et de l’importance de la contribution du secteur primaire à notre économie. Mais aussi absorber une partie de la délocalisation de la production manufacturière des pays asiatiques émergents », assure-t-il.

Pour lui, le PND reste le nouvel outil de transformation du Togo. « Ainsi, le PND propose de mettre en place des solutions adaptées en matière de financement, de capital humain et d’environnement des affaires qui permettront aux investisseurs de réussir. Quant à la méthode, il nous faut dépasser les approches sectorielles et mettre en œuvre des interventions qui répondent à un nombre limité de priorités et qui requièrent une plus grande collaboration entre les parties prenantes.

Il est primordial que l’ensemble de la société s’approprie le PND et que celui-ci devienne notre pacte social. L’engagement de tous les acteurs sera la clé. Attirer les investisseurs et leur permettre de réaliser des projets économiques structurants requiert une stabilité macroéconomique, une prévisibilité des politiques d’accompagnement et une bonne image internationale », dit-il avant de conclure que « le Togo n’a aucune raison de craindre pour son avenir. Nous sommes prêts à y faire face, dès maintenant ».

Tout observateur sérieux de la politique togolaise constate qu’en dehors du nouvel acronyme PND, rien n’a changé dans le discours de l’enfant de Eyadèma. Qu’est-ce qu’on n’avait pas entendu dans ce pays avec DSRP qui a englouti des milliards avec Gilbert Bawara. Ce DSRP qui a fini avec le PPTE sous l’ancien Premier ministre Gilbert Houngbo.

L’atteinte de ce fameux PPTE avait été vantée comme la fin de la misère des Togolais en 2010. Huit ans après, qu’est-ce qui a changé au Togo ? Après c’est la SCAPE (2013-2017) avec un certain Djossou Sémondji devenu conseiller à la Présidence. Lorsque Faure Gnassingbé étale le machin PND dans sa tribune, on croirait à un nouveau projet de campagne d’un nouveau candidat à l’élection présidentielle au Togo.

En clair, tout est à refaire. Or, il est presque à la fin de son 3ème mandat à la tête du Togo. Le plus décapant, ce sont les milliards qui partent en fumée sous le couvert de ces sigles qui ne changent rien sur le pays.

Tout bien pesé, il apparaît clairement que le développement du Togo n’est aucunement lié à la ribambelle de sigles. Comme indiqué plus haut, il n’y a que l’alternance qui puisse sauver le Togo. La gouvernance désastreuse du Togo est une preuve tangible et irréfutable de la ménopause d’esprit et d’action de Faure Gnassingbé et ses apparatchichs.

Kokou AGBEMEBIO

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Last modified on mardi, 18 septembre 2018 19:55

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