Tout le monde se souvient de l’argumentation primaire que tenaient les courtisans du Prince pour refuser les réformes politiques au Togo.

Elle s’est toujours limitée à l’attaque frontale contre l’ANC qui, à entendre les sbires de Faure Gnassingbé aurait tout fait pour bloquer le processus des réformes au Togo.

Le 15 avril 2015, l’électorat togolais aura à choisir entre Jean-Pierre Fabre du Combat pour l’Alternance politique en 2015 (CAP 2015), Faure Gnassingbé de l’Union pour la République (UNIR), Aimé Tchabouré Gogué de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), Gerry Taama Nouvel engagement togolais (NET)  et Mouhamed Tchassona Traoré du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD).

Le sit-in organisé les 12 et 13 mars 2015 par les Organisations de défense des droits de l’homme (ODDH) et certains partis politiques de l’opposition devant les locaux de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour exiger l’arrêt  du processus électoral en cours dans la perspective de la présidentielle du 15 avril 2015, a  purement et simplement été interdit.

En conférence de presse à Lomé ce mardi, le front « Tchoboe », un collectif de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme (ODDH) et de certains partis politiques de l’opposition, a exigé l’arrêt « pur » et « simple »  du processus électoral en cours en vue de la présidentielle du 15 avril 2015.

Florent Manganèse, pardon Manganawé est un vrai cas au Togo.

 Celui-là qui, au détour des circonstances curieuses est revenu aux affaires sous Faure Gnassingbé, est justement en train de monter à nouveau sur ses ergots pour s’affirmer en vrai homme de Pagouda, aussi grincheux qu’agressive.

Des banderoles du CAR au message démobilisateur déployées en ville, des tractations pour assigner l’ANC pour « escroquerie politique »…

. Le boycott, un piège tendu au peuple togolais

Les Togolais entre participation et boycott. C’est ainsi qu’il convient d’apprécier l’attitude des électeurs face au scrutin du 15 avril prochain qui se profile à l’horizon, tant les Togolais sont partagés. Au départ envisagée comme une simple source de pression sur le pouvoir afin de le pousser à exécuter les réformes, cette dernière option prend de l’ampleur. La dernière, ce sont des banderoles qui sont placardées sur certaines rues et appelant indirectement les électeurs à ne pas se rendre aux urnes. Pendant ce temps, des tractations sont menées pour assigner le principal concurrent du candidat du pouvoir, Jean-Pierre Fabre et son parti en justice pour un curieux grief : escroquerie politique. Ce sont simplement les grandes manœuvres électoralistes qui ont (re)commencé.

Apathique et particulièrement autiste tout au long de son mandat, Faure Gnassingbé, comme s’il a pris des produits dopants, devient comme par enchantement très actif à la fin de son mandat. Présidentielle 2015 oblige, c’est un travailleur, un bosseur hors-pair que les Togolais découvrent en leur président. Il est sur tous les fronts et ne se donne plus de répit. Faure Gnassingbé sillonne bruyamment le territoire pour inaugurer les chrysanthèmes et se dédouble pour être à plusieurs endroits à la fois.

Réunis hier au Palais des congrès de Lomé pour le premier anniversaire du Fonds national de la finance inclusive (FNFI), certains Togolais entièrement à part ont donné un spectacle piteux en chauffant la grande salle par des chansons de flagornerie à l’endroit du fils du père. « Bonne santé, longue vie à Faure Essozimna Gnassingbé… », avait chanté à gorge déployée l’assistance composée majoritairement des bénéficiaires du FNFI. Il ne manquait plus qu’on nous chante que le jeune prince reste toujours au pouvoir. Il s’agit là ni plus ni moins d’une crétinisation qui ne dit pas son nom.

Le Parti des Togolais a organisé hier une conférence de presse pour expliquer à l’opinion nationale et internationale les raisons qui ont motivé son retrait de la course à la présidence de la République. Malgré son refus de participer à la prochaine élection présidentielle telle qu’organisée actuellement, il a rappelé qu’il entend poursuivre la lutte pour l’organisation d’une élection « propre et transparente » pour l’avènement de l’Etat de droit au Togo.

 Les Togolais méritent-ils ce qu’il leur arrive ? Depuis 50 ans, le clan Gnass nous a appauvris, affamés, réduits à la mendicité, à la clochardisation pour pouvoir bien nous exploiter. Pour la miséreuse et misérable somme de 30.000 Fcfa qui leur est allouée au travers du machin de FNFI autour duquel la 2X5 s’agite et fait tellement de tintamarre, certains Togolais, naïvement, prennent cela pour une assurance vie pour eux-mêmes et pour leur descendance. Ils se mettent alors à raconter des âneries. C’est vraiment triste ce qui se passe dans ce pays. « Mon peuple périt parce qu’il lui manque de connaissance », disait le Souverain Créateur. Si les bénéficiaires de ce modique fonds à des fins électoralistes pouvaient savoir toutes les richesses que la minorité amasse sur leur dos depuis 50 ans, ils se garderaient de faire le pitre.

Lundi matin, tous les abords du palais des congrès de Lomé étaient bouclés.

Policiers, gendarmes, éléments de la garde présidentielle…des chars et jeeps de combat étaient postés partout tout autour de ce palais public. La cause ? Le Prince y était attendu.



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