Togo: Entités togolaises identifiées comme « alignée sur Faure Gnassingbé »et/ou considérée comme un agent satellite d’UNIR - Par CVU



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Par CODITO


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L’année 2018 démarre avec les marches de protestations de l’opposition. Après (5) mois de parades dans les rues du Togo, la Coalition des 14 formations politiques poursuivront les marches de protestation contre le régime de Faure Gnassingbé à compter du 13 janvier prochain. Puis, descendront dans les rues, le 20 janvier, les femmes togolaises. Dans la foulée, l’on annonce également une marche de la majorité présidentielle sur la date arrêtée par l’opposition. Somme toute de jours tendus qui se profilent à l’horizon. 2018… La rue reprend ses droits…

C’est une annonce faite lundi, lors de la conférence de presse tenue par la Coalition des 14 formations politiques. Les forces démocratiques descendront à nouveau dans les rues du Togo, à compter du 13 janvier prochain. Ensuite, suivra plus tard, le 20 janvier, la marche des femmes togolaises. Tous entendent crier haro sur le pouvoir de Lomé qui rechigne à traduire dans les faits, les revendications de l’opposition. Lesquelles revendications tournent essentiellement autour du retour à la Constitution de 1999, dans sa forme originelle et le droit de vote de la diaspora.

Toujours pas de marches à Sokode, Bafilo et Mango !

Mais seulement, voilà ! Les marches de protestations, comme toujours, ne pourront avoir lieu que dans certaines villes du pays. Le ministère de l’Administration Territoriale, au travers d’un courrier adressé aux responsables de la Coalition, en date du 4 janvier 2018, informe que «la suspension des manifestations publiques à Sokodé, Bafilo et Mango, n’étant pas levée, vos meetings de sensibilisation et d’informations programmés dans ces trois villes ne sont pas autorisées ». Et de préciser que « seules les marches du 13 janvier 2018 pourront se tenir ». Ainsi donc, à défaut des 42 localités ciblées au départ par la Coalition, l’autorité publique n’ordonne et ne garantit la sécurité qu’autour de l’organisation des marches à Dapaong, Tandjouare, Niamtougou, Guérin Kouka, Tchamba, Atakpame, Kpalimé et Tsevie. Mais du côté de l’opposition, l’on confirme la tenue des marches dans toutes les préfectures du Togo.

Des marches croisées en perspective

L’on en était à songer sur ce qu’il en sera de cette toute première marche au cours de la nouvelle année qui court depuis une semaine déjà que des indiscrétions annoncent en coulisse, la tenue, à la même date du 13 janvier, d’une contre marche de la majorité présidentielle. Et ce, dans toutes les préfectures du Togo. Si cela s’avère, il va sans d ire que la d ire que la journée du 13 est bien parti comme des plus mouvementées de ce début d’année. Des analystes annoncent même de grands risques d’affrontements entre manifestants des deux bords politiques, voire même d’embrasement du pays. A moins que le bon sens de renoncer à cette velléité prévaut à la fin par une annulation pure et simple de cette contremarche annoncée.

Qu’à cela ne tienne, le fait qui retient l’attention de plus est la descente dans les rues des femmes. C’est une situation que le pays a déjà vécu entre 2012 et 2013, à l’appel du Collectif Sauvons le Togo. Très furieuses, les femmes togolaises avaient exprimé, de la plus forte des manières, leurs mécontentements vis-à-vis du régime de Lomé. Le rubicond était même franchi quand elles sont sorti dans leur tenue d’Eve. Ces images fortes des femmes togolaises, dans leur plus simple tenues, a fait le tour du monde et exprimé l’état de malaise dans lequel baigne la population togolaise qui n’a que faire d’un régime cinquantenaire qui n’est pas prêt à céder. Face à l’annonce de la marche des femmes, il est à se demander si le Togo ne frôle pas à nouveau le pire.

La Communauté internationale interpellée

En tout état de cause, la communauté internationale est à nouveau interpellée. Le Groupe des 5 qui tient au respect scrupuleux du droit de manifestation à la population doit pouvoir contraindre, une fois encore, le pouvoir de Lomé à laisser s’exprimer les togolais de Sokodé, Bafilo et Mango qui ne sont pas moins togolais que leurs compatriotes d’autres contrées du pays. Le reste ne sera qu’une manière voilée de violer éperdument les droits humains les plus élémentaires de nombre de togolais qui en ont ras-le-bol, mais restés malheureusement réduits au silence, sous un fallacieux prétexte d’armes volées qui circulerait dans la région. Une thèse qui convainc difficilement à ce jour, les togolais.
FRATERNITE


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