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Depuis le 19 août 2017, le Togo vit au rythme d’une crise sociopolitique qui a des conséquences économiques néfastes sur la vie des citoyens. Pour trouver une voie de sortie à la crise, les leaders d’opinion et des personnalités d’autres sensibilités ont appelé les protagonistes au dialogue. Les prélats ont même proposé de jouer le rôle de médiateur.

Absent, par essence, du débat politique, les chefs traditionnels, au vu de leur statut de neutralité, auraient pu aussi jouer ce rôle pour sortir le pays de l’embrasement comme cela se fait dans d’autres pays où la chefferie traditionnelle reste une autorité morale respectée.

Généralement dans nos pays africains, lorsque dans la résolution d’une crise qui menace la paix sociale, les politiques découvrent leurs propres limites, l’autorité morale incarnée par la chefferie traditionnelle ou les dignitaires religieux, très suivie par les populations, intervient pour remettre les pendules à l’heure.

Au Togo, seules les autorités des églises catholiques, évangéliques presbytériennes et de la communauté musulmane s’acquittent de ce devoir en appelant les principaux antagonistes à la retenue et en édictant des conduites à tenir, à travers des messages à la nation et aux acteurs politiques. Jamais, les chefs traditionnels qui, au vu de la constitution togolaise qui fait d’eux les gardiens des us et coutumes, et les prêtres vaudou très écoutés, malgré la floraison tels des champignons, ces derniers temps, des églises prophétiques et charismatiques, n’ont cru devoir emboîter le pas à ces autorités religieuses. A Lomé, leur mutisme a été inadmissible face à l’intrusion des éléments des forces de Sécurité et de Défense dans des maisons et des lieux sacrés pour molester les habitants lors des exactions d’avril 2005 et des dernières manifestations de l’opposition dans le quartier populeux de Bè.

Si les têtes couronnées sont tenues de garder réserve sur les sujets politiques, « aujourd’hui la chefferie traditionnelle s’est tellement politisée que la majorité des chefs traditionnels n’ont plus l’adhésion des populations. Face au politicien », note un responsable d’une organisation de défense des Droits de l’Homme. Pour lui, certains chefs traditionnels ne doivent leur couronne qu’au pouvoir de Lomé. De ce fait, ils sont facilement manipulables par les autorités togolaises. Aux yeux de certains leaders de l’opposition, « les garants des us et coutumes ont perdu leur crédibilité. De ce fait, une intervention de ces derniers « ne servira à rien ». «Comme au niveau du pouvoir, il y a également des chefs qui ont de la sympathie pour certains leaders politiques de l’opposition », a-t-il souligné. Conséquence, les chefs traditionnels au Togo, sont pris au piège de la politique. Ils ont perdus la crédibilité aux yeux des populations, et même des politiques.

Pourtant, ce sont eux qui vivent au quotidien les plaintes des populations. Dans le débat politique, certains chefs traditionnels sont allés même jusqu’à prendre clairement partie pour un parti politique. Il y a deux semaines, une image montrant le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé se courbant avant de saluer le Chef des Ashanti a fait le tour des réseaux sociaux au Togo. Si cela paraît normal qu’un chef s’incline devant l’autorité morale, au Togo c’est plutôt le contraire.

En effet, ce sont plutôt les chefs traditionnels qui font la révérence devant les hommes politiques. Au temps fort de la crise qui a embrasé le Burkina Faso, le Moro Naba, l’autorité morale suprême des Mossi a pris les choses en mains pour appeler les protagonistes au dialogue. Avec son intervention, les hommes politiques ont fini par trou ver une issue à la crise politique dans ce pays. Le Togo est plongé dans une crise depuis plus de quatre mois, une crise dont les conséquences sur le quotidien des Togolais ne sont plus irréfutables. Et en ce moment où les médiateurs semblent être dépassés par les évènements, les chefs traditionnels auraient pu sortir le pays de cette mauvaise passe. Mais voilà, au Togo l’une des dernières formes d’administrations locales qui a survécu à la colonisation a perdu la seule valeur qui lui a permis de survivre jusqu’à présent : la moralité. Une valeur qui s’accommode difficilement à la politique.
FRATERNITE


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