Togo: Entités togolaises identifiées comme « alignée sur Faure Gnassingbé »et/ou considérée comme un agent satellite d’UNIR



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Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise

Faure Gnassingbé a accordé une longue interview à Jeune Afrique, le journal des palais présidentiels africains. Au cours de l’entretien, le chef de l’Etat a révélé ses intentions. Celles d’un bail à vie sur le Togo.

« Les constitutions ne disposent que pour l’avenir », cette phrase est lâchée par Faure Gnassingbé qui compte briguer un 4ème mandat malgré la limitation de mandat en vogue dans les pays africains. Ce bout de phrase éclaire sur la personnalité du président national et fondateur de l’Union pour la république (UNIR), le parti au pouvoir. Il révèle qu’il est dans une logique de ne pas céder le fauteuil présidentiel et en avait déjà fait écho lors d’un de ses déplacements à Accra. C’était en 2014 et il avait laissé entendre qu’il respectera vigoureusement la Constitution. La déclaration a fait l’objet d’un tollé général au Togo. Mais ses apparatchiks avaient pris d’assaut les médias en intoxiquant l’opinion avec des interprétations fallacieuses à la déclaration d’Acrra.

Trois (03) ans après, Faure Gnassingbé réitère sa position au détour d’une interview aux senteurs de billets de banque. Sans ambages, il n’accorde aucune importance au peuple togolais qui est dans les rues depuis le 19 août dernier et qui réclame le retour à la Constitution de 1992, le vote de la diaspora... La volonté de tourner la page d’une dictature se heurte à un mur de silence du locataire du palais de la Présidence avec en toile de fond l’onction tacite aux répressions qui ont occasionné une vingtaine de morts depuis quatre (04) mois. Des victimes qui s’ajoutent à celles de 2005, l’année de l’accession sanglante de Faure Gnassingbé à la magistrature suprême. Le relevé macabre continue de s’allonger, tant le Prince n’envisage pas céder le fauteuil, quitte à noyer les aspirations du peuple dans le sang.

Au temps fort de la crise sociopolitique où le pouvoir était acculé, il avait appelé au dialogue après la farce de l’Assemblée nationale. Mais pendant que les médiateurs s’activent à réunir les deux protagonistes (les 14 partis de la coalition de l’opposition et le pouvoir en place) autour de la table de négociation, le chef de l’Etat sort de son silence et annonce les couleurs. Il ne songe pas à quitter le pouvoir. « Sur quoi, les deux parties vont discuter ? », se demande-t-on, surtout que l’opposition conditionne à sa participation au dialogue à la satisfaction de certains préalables, fait du retour à la Constitution son cheval de bataille. Certains analysent cette volte-face du pouvoir qui ne semble plus accorder d’importance aux médiations, comme une manière de prendre de court l’opposition. Pour eux, le pouvoir veut pousser l’opposition au boycott et enrôler ses partis satellites dans le dialogue. La manœuvre vise à taxer la coalition de radicale.

En réalité, le pouvoir use du dilatoire et n’entrevoit pas le départ de son candidat. Lui-même l’a annoncé dans l’interview, réduisant tous les efforts de sortie de crise au Togo et qui visent à faire prendre au Togo le train de l’alternance. Cela révèle le jeu malsain du régime qui, en même temps qu’il veut dialoguer, fait tout pour saboter les recommandations issues de ces assises. Cette attitude traduit la mauvaise foi du pouvoir en place qui retarde les recommandations issues de l’Accord politique global (APG) signé en 2006. Aussi les velléités de ne pas opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles, se font-elles voir dans les nombreux dialogues initiés depuis l’avènement de la démocratie au Togo.

« Advienne que pourra », c’est la posture incarnée par Faure Gnassingbé. Et il est prêt à le faire, quitte à asseoir le Togo sur le banc des rares pays au monde qui ne veulent pas d’alternance à leur sommet. « Qui pour faire entendre raison à Faure ? ». Apparemment personne. Il a démontré qu’il n’écoute pas les conseils, même ceux de ses associés (GilchristOlympio lui a conseillé de ne pas se représenter en 2020, mais il a botté en touche. Le Prince continue de s’adosser à l’armée en refusant d’écouter les voix du changement. Le vent de l’alternance souffle aussi à l’improviste. Et visiblement, Faure Gnassingbé l’ignore. Le peuple peut le surprendre à tout moment.
L'ALTERNATIVE


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