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En France, le numéro deux de Canal+ International a-t-il été évincé suite à un reportage sur le Togo ? C’est ce qu’avance le site d’informations français Les Jours. Au sein de la chaîne cryptée, certains s’interrogent sur la concomitance de deux évènements : la récente éviction de François Deplanck, le numéro deux de Canal+ International et la diffusion en novembre dernier d’un sujet sur les manifestations de l’opposition au Togo. Et ce alors que le groupe de Vincent Bolloré, l’actuel patron de Canal+, a réalisé en 2017 plus de 5 milliards de chiffre d’affaires.

L’histoire pourrait prêter à sourire si elle n’évoquait pas un cas probable de censure. Le 15 octobre dernier, la chaine cryptée diffuse en France un reportage sur les manifestations de l’opposition togolaise contre le président Faure Gnassingbé.

Mais rapidement, « il y a eu des instructions en interne à Canal+ de l’enlever du replay Canal, de l’enlever de la chaine YouTube de L’Effet papillon pour que plus personne ne puisse le visionner, c’est totalement inhabituel, c’est un véritable cas de censure », explique Jean Baptise Rivoire, rédacteur en chef à Canal+ et élu du personnel au comité d’entreprise et membre du bureau de la société des journalistes de la chaîne cryptée.

La raison : la direction n’a pas apprécié que le reportage critique Faure Gnassingbé, un président avec qui Vincent Bolloré, le propriétaire du groupe Canal+, entretient d’excellents rapports. C’est notamment lui qui lui a accordé en 2010 la concession du port de Lomé pour 35 ans.

Dans l’entourage de Faure Gnassingbé, on reconnait s’être ému de ce reportage qu’on ne trouvait « ni objectif, ni professionnel ». Un reportage qui malgré les consignes passées en interne va se retrouver une nouvelle fois à l’antenne au mois de novembre, cette fois sur Canal+ Afrique.

Quelques jours plus tard, une programmatrice de la chaîne et François Deplanck, numéro de deux de Canal+ International, sont débarqués, tout sauf un hasard pour Jean-Baptiste Rivoire qui se souvient d’une phrase prononcée le 23 novembre dernier en comité d’entreprise. « La direction a lâché une phrase lourde de sens puisqu’elle a dit "ce n’est pas très adroit d’attaquer un chef d’État africain quand on veut faire du business avec lui" donc tout était dit », déplore le journaliste.

Des accusations graves auxquelles la direction de Canal+ n’a pas réagi, et ce malgré nos demandes répétées d’interview. Reporters sans frontières appelle le comité d'éthique de Canal+ à se saisir de ce « cas de censure », selon les mots utilisés par l'ONG.

rfi


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