Togo: Entités togolaises identifiées comme « alignée sur Faure Gnassingbé »et/ou considérée comme un agent satellite d’UNIR



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Lors de son 52e sommet à Abuja, ce samedi, la Cédéao a choisi un nouveau président pour sa Commission. L'actuel ministre des mines ivoirien Jean-Claude Brou va remplacer le Beninois Marcel De Souza. Etaient attendues aussi les prises de positions des dirigeants ouest-africains sur la situation sécuritaire en Guinée-Bissau et sur la crise politique au Togo. Mais alors qu'à Lomé, ils étaient des milliers de nouveau à battre le pavé contre le régime du président Faure Gnassingbé hier, les dirigeants ouest-africains se sont contentés d'une déclaration a minima.

Les dirigeants ouest-africains se sont contentés d'exprimer « leur préoccupation face à la tension politique persistante » dans le pays et d'appeler au dialogue. Il faut « s'engager dans les plus brefs délais à un large dialogue dans un esprit de compromis » peut-on lire dans le communiqué final. Des pourparlers pour se mettre d'accord sur des réformes politiques respectant l'ordre constitutionnel au Togo.

Ainsi, malgré la demande vendredi de la coalition de l'opposition togolaise, à l'origine de la contestation populaire dans le pays, que les pays de la Cédéao fassent tout pour que le régime togolais « intériorise et accepte enfin l'alternance », les dirigeants ouest-africains se sont limités à une position très diplomatique.

Vers un présidence plus volontaire ?

Mais la fermeté sera peut-être pour plus tard. En effet, le sommet d'Abuja a aussi été l'occasion pour la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest de trouver un nouveau président pour sa Commission. Et c'est l'actuel ministre de l'Industrie et des mines ivoirien, Jean-Claude Brou, qui a été désigné pour succéder au Béninois Marcel De Souza.

Pour Pape Ibrahima Kane, spécialiste des organisations régionales au sein de la fondation Open Society Initiative for West Africa (Osiwa), ce changement est une bonne nouvelle. Elle entrouvre la possibilité, justement, d'une politique plus ferme vis-à-vis du Togo pour trouver une issue à la crise politique qui déchire ce pays.

« Une des particularités de la Cédéao, c’est sa capacité à gérer les crises dans la région, explique le chercheur. Or, il se trouve qu’il y a une crise qui perdure et pour laquelle la Cédéao n’arrive pas vraiment à trouver le bon créneau pour la gérer. C’est la crise togolaise. Le président de la Commission de la Cédéao a pour ainsi dire un intérêt puisque son épouse est la sœur de l’actuel président de Togo. Donc sa capacité à pouvoir gérer cette situation paraît difficile car on ne peut pas être juge et partie. »

La Cédéao « déçue » sur la question bissau-guinéenne

Le ton des chefs d'Etat était plus ferme par contre sur le dossier de la Guinée-Bissau, avec la menace de sanctions collectives ou individuelles si aucune solution à la crise politique que traverse le pays n'est trouvée dans les deux mois. La Cédéao s'est dite « déçue de l'absence de progrès dans le processus de paix » dans le pays.

Depuis la destitution en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, le pays est en proie à une grave crise politique. Incapable de trouver un Premier ministre de consensus et de former un gouvernement d'union nationale.

L'opposition togolaise maintient la pression

Alors que la Cédéao tenait son sommet, une fois de plus, ce samedi, des milliers de Togolais ont répondu à l’appel de l’opposition, et ont traversé le centre-ville de Lomé jusqu’à la plage.

Comme sous un arbre à palabre, la fin de la marche de ce samedi a été l’occasion pour les manifestants d’interpeller leurs leaders. Jean-Pierre Fabre en a profité pour répondre à Faure Gnassingbé qui déclare à Jeune Afrique à paraître cette semaine : « Nous avons, au sein de l'opposition, des partis représentés à l'Assemblée et des partis extraparlementaires. Ils devront décider s'ils y viennent séparément ou en coalition. Nous avons aussi des partis qui n'ont ni manifesté ni revendiqué et qui agissent dans le cadre des institutions. Ceux-là aussi ont le droit de participer. »

« Oui, moi je voudrais poser une question et faire une proposition, a déclaré Jean-Pierre Fabre. On nous parle de dialogue. Nous marchons jusqu’à présent mais nous ne voyons pas s’ouvrir le dialogue et je voudrais savoir : tous ceux qui se bousculent - je ne voudrais nommer aucun parti - pour prendre part au dialogue mais que nous ne voyons pas dans les rues manifester à nos côtés, qu’est-ce que vous pensez de ces partis ? »

Nathaniel Olympio, regardant la foule présente, a estimé que c’était une preuve que la population croit à une victoire très proche et que donc elle était prête à faire des sacrifices pendant ces périodes de fête pour obtenir la démocratie, l‘Etat de droit et l’alternance.
rfi


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