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Les enseignants sont encore en grève. C’est la rengaine des années académiques au Togo. Depuis mardi 5 décembre dernier, l’éducation nationale n’en mène pas plus large. Il en sera ainsi jusqu’à demain vendredi.

Une grève qui a pour revendications la mise à disposition de la copie du Statut particulier remise au Premier ministre, l’intégration des indemnités forfaitaires de vingt mille (20.000) FCFA aux salaires de base des enseignants qui émargent sur la subvention que l’Etat accorde à l’enseignement confessionnel, la révision du traitement des 1045 enseignants confessionnels qui eux autres émargent sur le budget additionnel de la subvention, entre autres. Le mot d’ordre est suivi sur toute l’étendue du territoire. Non sans amères répercussions, car c’est l’instruction des apprenants qui s’en ressent à l’arrivée.

Mais le phénomène semble si funestement rentré dans la tradition que, si 2017 n’y a aucunement fait exception, le gouvernement, contrairement à ce qu’il faisait auparavant en entérinant un semblant de dialogue, se cantonne cette fois dans un mutisme insultant. N’est-ce pas fouler aux pieds la dignité des enseignants que de les ignorer ? Pour l’heure, ils déambulent, ces enfants à l’éducation tronquée dans les rues à longueur de journée voici déjà trois jours, réclamant avec l’énergie du désespoir leurs professeurs quant au cours, mais cela, c’est bien peu de choses pour le gouvernement. S’il faut que des enfants payent de leur vie, comme c’est le cas d’un enfant mort dans le Haho, écrasé dans la journée du mardi par un camion et à ces soubresauts le gouvernement n’a que le silence pour toute réponse, bien des interrogations s’imposent. Comment peut-on comprendre pareille attitude en face d’un problème aussi urgent ? Le gouvernement a tout l’air de voir ces crises se répéter.

C’est du moins l’impression qu’il donne jusqu’à présent, sinon, il y a longtemps qu’on aurait résolu l’affaire des enseignants. A la vérité, le premier pourfendeur de l’éducation nationale, c’est bien Faure Gnassingbé. Qu’il vous en souvienne, Faure Gnassingbé posait à Elavagno (Préfecture de l’Est-Mono) la première pierre de l’Institut de formation pour l’agro-développement (IFAD) le mardi 05 décembre. En grand hâbleur, il déclarait alors être soucieux de l’éducation.

Mince ! De quelle éducation veut donc parler le fils d’Eyadema ? Y en aurait-il une autre qui soit différente de celle qui desserve les apprenants, aujourd’hui dans les rues ? Sublime paradoxe que de se poser en défenseur d’une soi-disant éducation, et d’adopter une attitude indifférente. Faure aura montré une fois encore qu’il n’a cure de ce qui doit être l’une de ses préoccupations. Triste !

D.K.M

LE CORRECTEUR


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