Togo: Entités togolaises identifiées comme « alignée sur Faure Gnassingbé »et/ou considérée comme un agent satellite d’UNIR



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EMMANUEL MACRON SUR LA CRISE TOGOLAISE "La conservation longue du pouvoir sans processus électoraux, sans cadre de pluralisme n'est pas une bonne chose"


Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


Le Togo traverse l’une de ses périodes les plus difficiles de son existence. Près de quatre mois de crise avec des manifestations presque chaque semaine. Près de quatre mois que tout le pays sous anesthésie, vit au ralenti sur tous les plans.

Le dialogue annoncé par le gouvernement est devenu un véritable serpent de mer. Toute proportion gardée, le Togo est assis sur des braises ardentes. Et tout dirigeant soucieux et responsable, ne doit que hâter les pas pour ramener l’accalmie et régler en profondeur les contentieux politiques sous-tendus par les réformes.

Paradoxalement, le chef de l’Etat qui s’entiche de la ruse pour endormir ses adversaires politiques, conçoit à nouveau un plan pour maintenir le statu quo malgré la volonté manifeste et bruyante d’une bonne frange de la population de découvrir d’autres personnes outre que Gnassingbé au sommet de l’Etat.

Entre inauguration et pose de première pierre, Faure trahit son jeu

Au lendemain du 19 août 2017, point d’orgue des manifestations d’envergure planétaire, le chef de l’Etat togolais s’est retiré et a gardé le mutisme. Il a même annulé certains voyages dont le plus retentissant est le Sommet de l’ONU à New York aux Etats Unis.

Beaucoup avaient estimé qu’il avait été surpris par l’envergure des manifestations et l’amplitude du ras le bol généralisé.

Passé cette étape, Faure Gnassingbé semble trouver la parade à travers les tournées de sensibilisation de la jeunesse, pose de première pierre, inauguration. Et c’est bien l’inauguration d’un Centre Médico-Social qui a ouvert le bal à Moretan dans l’Est-Mono. Plus de deux mois après, Faure Gnassingbé continue son périple plus que lors d’une campagne électorale. Après Moretan, le Président de UNIR s’est retrouvé à Dapaong le 3 novembre pour y rencontrer la jeunesse. Des sources bien renseignées, Faure Gnassingbé y avaient même passé la nuit dans l’une de ses nombreuses résidences à travers le pays.

Une semaine plus tard et plus précisément le 10 novembre, le Président-ministre de la Défense a atterri dans l’Ogou notamment à Akparè pour inaugurer des forages d’eau potable. Il en a profité pour faire un tour au 3ème Régiment de l’Infanterie de Témédja sanctionné par un discours polémique fait de menaces à l’égard de l’opposition démocratique.

L’ancien président du RPT a participé le 25 novembre à la pose de la première pierre de la Ferme Agricole Moderne Egyptotogolaise d’Abatchang (FAMETA) à Lama-Tessi près de Sokodé. Là où il a encore changé de discours pour annoncer que « ce qui se passe à Sokodé nous fait tous de la peine et nous en sommes tristes. Ce n’est pas le temps de pointer du doigt telle ou telle personne, tel ou tel responsable. C’est le temps de dire que nous devons rechercher les solutions ensemble ». La ville de Kpalimé n’a pas été oubliée les jours suivants.

Dans sa trouvaille surprise d’être plus proche de la population, le président en exercice de la CEDEAO était à Awagomé, le samedi 02 décembre dernier pour le lancement officiel de l’initiative présidentielle d’électrification rurale pour kits scolaires individuels dénommée « CIZO »,vantée comme une solution miracle qui permettra de desservir 2 millions de Togolais et porter le taux d’électrification de 7% à 40% sur les cinq années à venir.

Ce n’est pas encore fini, Faure Gnassingbé a présidé mardi 05 décembre pendant que les élèves étaient dans la rue à la recherche de leurs enseignants en grève, la cérémonie de la pose de la première pierre de l’Institut de Formation pour l’Agro-Développement (IFAD). « L’éducation reste un impératif pour l’édification. Mieux, l’enseignement technique demeure l’une des clés de voute de l’entrepreneuriat », a-t-il déclaré à Elavagnon dans l’Est-Mono à l’issue de la cérémonie.

Des sorties tous azimuts qui cachent mal le jeu dangereux du chef de l’Etat.

Le plan secret du grand chelem

Un adage populaire renseigne que lorsque subitement un fou se met à courir, s’il ne chasse pas quelque chose, c’est qu’il est lui-même chassé par quelque chose.

Comment Faure Gnassingbé invisible à ses concitoyens qu’il regarde de très haut, devient subitement docile, soucieux de leur sort au point d’être chaque semaine à leurs contacts pour le lancement des projets qui nécessitent tout au plus la présence d’un préfet ? Devant son mépris et son arrogance vis-à- vis de ses adversaires politiques, M. Gnassingbé s’est déjà fait une idée pour conserver le fauteuil présidentiel ad vitam aeternam. Des sources bien renseignées, le périple de Faure Gnassingbé est une précampagne pour les échéances à venir.

Comment y parvenir ? Dans un premier temps, il s’opposera aux mesures d’apaisement exigées par la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Cette posture va retarder l’ouverture des discussions tout en travaillant d’arrache-pied pour casser la coalition ou jouer au chrono tout en espérant l’essoufflement des manifestations. Parallèlement, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) imposée de façon unilatérale, continue à verrouiller le processus et plomber davantage le fichier électoral en attendant l’arrivée éventuelle des membres de l’opposition. Pour y parvenir, Faure Gnassingbé de façon sournoise, soutient la répression des manifestations car moins de monde dans la rue, lui permettra de retourner le rapport de force en sa faveur.

Bien évidemment, la présence de Faure Gnassingbé hier mercredi comme seul chef d’Etat aux obsèques de la mère du roi d’Ashanti au Ghana participe aux jeux d’endormir aussi l’un des médiateurs dans la crise, le Président ghanéen Nana Akufo Addo, originaire aussi de Kumassi.

Le plus grand risque pour le Togo face à l’insouciance et la boulimie du pouvoir de Faure Gnassingbé est l’enlisement de la crise. Mais après trois (03) mandats calamiteux à la tête du Togo, que reste-t-il encore à Faure Gnassingbé qui semble ignorer qu’il a pris la succession de son père Eyadèma qui avait abîmé déjà le pays durant 38 ans ?

Kokou Agbemebio

Source : Le Correcteur



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