Togo : Manifestations de l'opposition les 13, 14 et 16 décembre 2017



FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

EMMANUEL MACRON SUR LA CRISE TOGOLAISE "La conservation longue du pouvoir sans processus électoraux, sans cadre de pluralisme n'est pas une bonne chose"


Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


« Une étincelle devient un incendie… », (Henri-Frédéric Amiel)

On aurait dit « le calme avant la tempête ». Effectivement, pendant le temps d’un temps, les développements de l’actualité politique nationale quoique loin d’être rassurants sur l’ouverture et la bonne issue du dialogue annoncé, laissaient présager une chance sur trois aux Togolais de ramener la stabilité dans leur pays, à la suite de la levée de l’état de siège qui prévalait de fait dans les villes de l’intérieur et l’annonce de l’élargissement d’un certain nombre de personnes incarcérées dans le cadre des manifestations de rue. Mais non ! On aurait dû s’en douter. Car trop beau pour être vrai. Faure Essozimna Gnassingbé, champion dans l’art de rouler dans la farine, en desserrant l’étau sur l’intérieur du pays, a remis le couvert sur Lomé à la faveur du dernier jour (02 décembre 2017) de la série des manifestations de la semaine passée à l’appel de la coalition des 14 partis de l’opposition.

Pourquoi les forces de défense s’étaient-elles transformées en des milices, refaisant le portrait aux manifestants au niveau du bar 3K ? Que cherchaient-elles exactement à ce point ? Les questions pourraient être alignées à l’infini. L’unique réponse, c’est que ces hommes qui étaient censés être dans les casernes, n’avaient agi que dans le but de terroriser et semer le chaos. Sur ordre de qui ? La question revêt tout son sens puisqu’une fois encore, Yark Damehame semble ne pas avoir la situation sous contrôle. Un autre pôle de décision que celui officiel tente, au mépris de la légalité, de mettre le pays sous sa coupe bien réglée. Les fameux sécurocrates ont une fois encore fait parler d’eux.  Ce sont eux les vrais décideurs. Ceux qui, dans l’entourage de Faure Gnassingbé lui dopent le moral, l’incitent à faire dos rond aux revendications populaires et ne jurent que par l’efficacité de la force brute.

Après la désescalade, la tension est à nouveau montée…d’un cran, du fait de la duplicité du chef de l’Etat. Et ceci illustre à loisir son insincérité alors que la tenue du dialogue annoncé apparaît de plus en plus compromise. Faut-il aller au dialogue, l’arme pointée à votre tempe ?Cette stratégie consistant à promouvoir le dialogue et à brutaliser ses adversaires politiques ou ses militants sans aucune explication réelle ressemble à une invitation à une marche forcée vers une solution négociée. Si le régime a le dialogue sur le bout des lèvres, il détient toujours la force matérielle. Comme pour dire que le dialogue, c’est déjà une offre très généreuse et que la coalition des 14 n’a d’autre choix que de l’accepter. Autrement dit, soit vous acceptez, soit on vous martyrise ad vitam aeternam. Mais, cette posture qu’adopte le pouvoir ne saurait prospérer, et déjà le chef de file de l’opposition menace de rompre le fil du dialogue annoncé, si les choses continuent comme ça.

On est tout près d’un scenario chaotique où tout risque de se régler au terme d’une redoutable épreuve de force entre pouvoir et opposition, épreuve de laquelle seul sortira vainqueur le plus fort. Une perspective très redoutée dans la région ouest africaine, en Afrique et en dehors, mais qui pourrait bien faire les affaires de l’aile dure du RPT/UNIR.

Meursault A.
LIBERTE



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