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Dans notre parution N° 657 du 14 novembre dernier, nous avions fait cas de la vente de l’immeuble Sacomi situé au grand marché de Lomé, appartenant à Boniface Apaloo Gamassili, décédé le 27 septembre 1971. Dans ledit numéro, nous avons donné un avant-goût du feuilleton judiciaire qui met aux prises les héritiers, la notaire Me Cecile Agba Labseou, le démarcheur Richard Yaovi Akla et l’acquéreuse Mme Fidèle Atadegnon-Nougblega.

Si l’affaire paraît close pour ceux qui en ont tiré le plus grand profit au détriment d’une bonne partie de la succession (qui croit toujours en la justice togolaise pour dire le droit), elle est loin de se terminer. Elle risque de remettre tout en cause, par rapport aux dénis de droit et de suprématie de droit relevés par les héritiers. Et aussi par des procédures viciées et émaillées de fraudes. Mais avant, il sied de situer le contexte.
La succession Boniface Apaloo Gamassili

L’immeuble Sacomi est un repère. Il est plus facile pour quelqu’un qui se perd dans les dédales du grand marché de Lomé, de se situer par rapport à l’édifice. L’appellation Sacomi est connue de tous les usagers. C’est dire que feu Boniface Apaloo Gamassili a laissé derrière lui une appellation qui a traversé et qui continue de traverser le temps. Mais pas que. De son vivant, il avait épousé trois (03) femmes et à sa mort, le propriétaire de l’immeuble Sacomi laissa derrière lui neuf (09) enfants. La plupart de ces héritiers sont passés de vie à trépas. Il n’en reste actuellement que trois (03) et les ayants-droit des disparus.

Selon les héritiers, tout allait bien. Même les remous au sein de la famille se sont tus et tous s’entendaient sur le partage des biens de leur père par l’huissier Me Bouraima Bawa. Mais au fil des ans, l’harmonie retrouvée après un temps de querelles familiales va voler en éclats. « C’est l’un des ayants-droit qui aurait été manipulé par le démarcheur qui a créé cette situation », affirme une source sous anonymat.
Un destin qui a basculé

La succession Boniface Apaloo Gamassili n’a véritablement pas joui des biens de leur père. Les héritiers s’estiment lésés par Me Cecile Agba Labseou (citée plus haut). Ils pointent du doigt les calculs afférents au partage qu’elle leur a présenté. A les en croire, la notaire est plutôt guidée par l’argent que par le souci d’une liquidation équitable et non viciée. A titre d’exemple, selon notre source, des anomalies ont été constatées. « Dans le partage, tous les héritiers ont droit à 138.551.917 FCFA selon l’inventaire de 1.495.075.126FCFA si tous les biens sont vendus. La commission de la notaire est de 10% , ce qui fait 90.000.000FCFA ; la compensation du bailleur Traoré de l’immeuble Sacomi s’élève à 28.000.000 FCFA », relève la source précitée. Or selon lui, c’est plutôt le bailleur qui doit aux héritiers. « Nous avons tous les papiers pour justifier que c’est le bailleur qui nous doit de l’argent », précise notre source. Et d’ajouter : « La notaire s’est préoccupée pour les dépenses, sa commission bien élevée, charges de justice qu’elle s’est créées elle-même ; toutes ses dépenses s’élèvent à 359.917.877 FCFA ».

Pour les héritiers, leur sort serait scellé en prison. Me Cecile Agba Labseou a saisi une occasion et a préféré se salir en cédant à l’appât du gain plutôt que de faire son travail en toute objectivité. C’est lors d’un séjour carcéral que le sort des héritiers de feu Boniface Apaloo Gamassili a été décidé. A en croire notre informateur, Anthony Kossi Apaloo se serait lié d’amitié avec le démarcheur Richard Yaovi Akla à la prison civile de Lomé. Celui qui deviendra par la force fascinante de l’argent, représentant de son ami Anthony Kossi Apaloo, était impliqué dans une affaire de vente de terrain. C’est donc deux amis que le hasard a croisés dans un lieu de détention et qui auraient ourdi le plan de liquidation de l’immeuble Sacomi.

Sortis de prison, tout va s’accélérer. Ils trouvent la personne « idéale » répondant au nom de Me Cécile Agba Labseou. Ils échafaudent le plan de vente de l’immeuble et, curieusement, se pointe Mme Fidèle Atadegnon-Nougblega qui achète des immeubles à fortes valeurs marchandes à Lomé (surtout au grand marché de Lomé et ses périphéries) et n’hésite pas à casser sa tirelire en payant cash ! C’est donc le trio qui, par une alchimie judiciaire, a accaparé les biens d’une famille dont les membres tirent le diable par la queue.

Cette injustice s’est accentuée par une cabale judiciaire dont nous déballerons dans les jours qui viennent les pans entiers de montages grotesques dont le seul but est de déposséder les héritiers de leurs biens ou de leur laisser la portion congrue. Bon à suivre.

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