Togo : Manifestations de l'opposition les 13, 14 et 16 décembre 2017



FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

EMMANUEL MACRON SUR LA CRISE TOGOLAISE "La conservation longue du pouvoir sans processus électoraux, sans cadre de pluralisme n'est pas une bonne chose"


Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition a manifesté les 7, 8 et 9 Novembre derniers dans plusieurs villes du Togo. Mais les manifestations ont été empêchées à Sokodé et Bafilo. Une tache noire, dans la levée de l’interdiction de manifester en semaine par le gouvernement. A cet, effet, l’on se demande si les autorités togolaises attendent encore des injonctions de Paris et Washington avant d’autoriser les manifestations dans ces deux villes de l’intérieur du pays.

Les 7, 8 et 9 Novembre derniers, des milliers de Togolais étaient encore dans les rues. Les manifestants ont répondu massivement à l’appel de l’opposition. La Coalition de l’opposition qui réclame depuis trois mois, le retour à la constitution originelle de 1992, le vote de la diaspora et la libération des prisonniers politiques et les manifestants incarcérés lors des précédentes marches. A Lomé, les manifestations se sont déroulées sans heurt. Aucun fait notable n’a été constaté.

Entre les services de sécurité des partis politiques et les forces de l’ordre, la coordination de l’encadrement était parfaite. C’est aussi le cas dans certaines villes à l’instar de Kpalimé, Aného, Vogan et autres. Mais, on ne peut pas en dire autant pour ce qui concerne les villes de Sokodé, Mango et Bafilo. Trois villes assiégées depuis quelques jours par des militaires et des hommes en armes.


Baf ilo et Sokodé, deux villes sinistrées…

A la suite des violentes protestations dans la ville de Sokodé qui ont fait deux morts dans le rang des militaires, cette ville du nord du pays a été assiégée par les forces de sécurité et de défense. Même constat dans la ville de Bafilo. Les soldats ont tabassés les populations jusque dans leurs derniers retranchements. Certaines personnes n’ont eu la vie sauve qu’en se réfugiant dans la brousse. Le bilan fait état de plusieurs morts et des blessés graves.

Malgré ceci, les populations sont sorties pour manifester le 07 Novembre 2017 dernier. La manifestation sera réprimée sans aucun état d’âme. Les deux villes sont devenues désertes et les populations martyrisées. Alors que la marche dans ces villes ne souffrait d’aucune interdiction jusqu’à une intervention, sur la radio BBC, du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehane. Sur les causes de l’impossibilité de la tenue des marches à Sokodé et à Bafilo, le ministre togolais de la Sécurité et la protection civile, Colonel Yark Damehame a déclaré sur les antennes de cette radio qu’il est plus judicieux et prudent d’y interdire les manifestations. Car, argumente-il, des armes volées lors des précédentes manifestations seraient toujours en circulation dans les deux localités. Donc des armes détenues par les manifestants.

«Des commissariats saccagés, plus de 80 cartouches dans la nature. Est-ce raisonnable de laisser les gens manifester dans cette situation?», s’interroge-t-il, avant d’ajouter que « nous avons la responsabilité de toute la population entre les mains et nous pensons qu’il est prudent d’éviter toute manifestation dans ces conditions ».

Cette sortie du ministre Yark a étonné plus d’un. En effet, c’est interdiction il y a, elle devrait être notifiée aux membres de la coalition avant le jour de la manifestation. Ce qui n’a pas été visiblement le cas.

Ensuite, « des armes circulent dans d’autres villes pays. Ce n’est pas un secret pour personne. On se souvient des armes de guerres utilisées pour les braquages à l’aéroport et au grand marché de Lomé récemment. Alors pourquoi les manifestations ne sont pas interdites dans la capitale?», se demande dubitatif, un membre d’un parti politique.

Pour Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, Coordinatrice de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, le régime veut faire taire ces deux villes, considérées comme le bastion de l’opposant Tikpi Atchadam, le leader du Pnp. Et pour ce faire, « nous sommes sereins. Nous irons marcher à Sokodé et Bafilo aux côtés de ces populations très prochainement », a-t-elle fait savoir.

Mais selon une source proche de la Coalition, le pouvoir ne veut entendre parler d’aucune manifestation dans ces deux villes. Une violation des dispositions de l’article 13 de la loi N°2011-010 du 16 mai 2011 qui fixe les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestations sur la voie publique et dans les lieux publics, de même que les dispositions des articles 18 et 20 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, a déclaré REJADDTogo, une association de défense des Droits de l’Homme.

Aujourd’hui, à voir ce qui passe à Bafilo et Sokodé, il est impératif que ceux qui ont réussi à plier le gouvernement togolais dans son interdiction des marches, interviennent encore pour que, dans un premier temps, les militaires arrêtent la répression et quittent les villes et dans un second temps, que le pouvoir de Lomé autorise les manifestations dans ces deux villes. Il faut noter que, c’est à la suite d’un rappel aux respects des principes démocratiques que les autorités de Lomé ont décidé de lever l’interdiction des marches en semaine.



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