FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


Deux mois après le déclenchement de la crise sociopolitique qui secoue le Togo, les regards sont aujourd’hui tournés vers le Président de la République. A quand l’ouverture du dialogue politique auquel tous les acteurs adhèrent, y compris les partenaires ? Se demandaient, jusque-là, les togolais. Depuis cette semaine, la ligne semble légèrement bouger, Faure Gnassingbé a enfin réagit.

Le bal des appels au dialogue !

Au départ rigide, l’opposition togolaise ne cache plus finalement son ouverture au dialogue. Une rencontre politique à laquelle appellent, de vive voix, toutes les chancelleries. Washington et Paris, dans une récente sortie, ont attiré l’attention des acteurs politiques togolais sur la nécessité d’un dialogue, en appui à ce que le Secrétaire Général des Nations Unies a demandé déjà un mois plus tôt. « La France appelle à l’ouverture d’un dialogue immédiat qui doit mener aux réformes politiques attendues, en particulier la révision de la Constitution prévoyant la l imitation à deux mandats présidentiels et l’instauration d’un scrutin présidentiel à deux tours », affirmait en substance le 25 octobre dernier, Romatet-Espagne, le porte-parole du Quai d’Orsay. Mais avant, le Groupe des Cinq, composé des représentations diplomatiques accréditées auprès du Togo (Ndlr : Ambassade des États, de la France, de l’Allemagne, le PNUD et l’UE) en avait également joué sa partition. Depuis le début de semaine, les choses semblent cette fois-ci bouger.

L’imminence d’un dialogue

Dans un communiqué rendu public lundi, le gouvernement togolais a pris «des dispositions nécessaires pour l’ouverture, à Lomé, d’un dialogue avec l’ensemble de la classe politique togolaise» , souligne le communiqué du gouvernement qui, par ailleurs, d it espérer que «tout ceci conduira les partis politiques concernés à agir avec la plus grande retenue et responsabilité et à œuvrer pour l’intérêt national par la sauvegarde de la paix et de la cohésion nationale». En une phrase, le gouvernement togolais semble ré- pondre aux multiples sollicitations en faveur du dialogue, cette vertu qui fait défaut depuis le 19 août dernier. Entre incompréhensions des acteurs politiques décidés à ne s’accorder sur rien et l’espoir ardent d’un peuple épris de l’alternance et décidés à manifester pour s’arracher sa liberté, les morts, les blessés et les réfugiés s’enchaînent. Déjà une quinzaine de pertes en vies humaines dont des enfants à Lomé et à Bafilo.

Des mesures d’apaisement...

Toutefois, outre l’annonce de l’ouverture imminente des pourparlers entre acteurs de la vie sociopolitique togolaise, des mesures ont été également prises afin de renforcer les mesures visant à assurer la préservation et le respect effectif de la liberté de manifestation au Togo. Pour ce faire, dans l’optique de réaffirmer sa détermination à promouvoir le retour au calme ainsi qu’un climat d’apaisement et de sérénité, indispensable pour la recherche de solutions crédibles et durables à la question des réformes politiques, poursuit le communiqué, le gouvernement a décidé de la remise en liberté de 42 personnes interpellées, jugées et condamnées par diverses juridictions dans le cadre des récentes manifestations violentes, la restitution des motocyclettes saisies, à Lomé, lors de la manifestation du 7 septembre 2017 et ce, après 22 heures, la levée de la mesure de contrôle judiciaire de monsieur Jean-Pierre FABRE, chef de file de l’opposition dans la procédure des incendies. Mais certains observateurs se demandent alors pourquoi on n’a pas élargie la vague des libérations aux imams de Sokode et Bafilo ainsi qu’aux activistes du Mouvement Nubueke.

Place maintenant à l’essentiel !

Certains analystes voient dans la prise de ces mesures, une dé- marche visant plutôt à émousser l’ardeur de l’opposition et ses militants et sympathisants qui amorcent trois jours de marches à compter de mardi. Il revient donc au Chef de l’Etat de rompre avec les méthodes dilatoires pour aller à l’essentiel. Le service minimum offert dans le communiqué du 06 Novembre illustre à suffisance que Faure Gnassingbé n’est pas aussi simple qu’il a voulu le faire croire le 29 Octobre dernier à Tsévié. Et c’est à raison que cet observateur a parlé de récalcitrance de la part du Palais présidentiel togolais depuis le début de cette crise où on parle de dialogue. Au bénéfice de ce qualificatif, on pourrait citer le Communiqué du 10 Octobre dernier où le gouvernement a décidé arbitrairement d’interdire toute manifestation en semaine avant de se faire rabrouer par Paris et Washington. Pourtant bien avant l’Ambassadeur américain au Togo a eu à saisir le Président du parlement sur le sujet, invitant au même moment le pouvoir à une gestion pacifique des marches. Mais cela n’a pas empêché de voir les 18 et 19 Octobre, des milices opérer à côté des forces de l’ordre pour étouffer les marches prévues par l’opposition sur ces deux jours.

Aujourd’hui, le gouvernement togolais doit aller, au-delà de l’appel au dialogue, pour fixer la date puis dévoiler la composition du cadre du dialogue. Autrement, en l’état actuel, ce communiqué est loin d’inspirer confiance aux acteurs. Le temps court contre le régime Faure. Il faut donc agir en faveur de la préservation de la paix qui, loin d’ « être un mot, doit être un compor

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