FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


La 34è session ministérielle de la francophonie prévue à Lomé du 24 au 26 novembre prochain va-t-elle subir le sort du sommet Afrique-Israël ? A un mois de la tenue de cette assise qui doit réunir dans la capitale togolaise 54 pays, rien n’indique un éventuel report. Mais si d’ici là, la situation politique au Togo n’évolue pas dans le sens de l’apaisement, il serait difficile pour les différentes délégations de s’aventurer dans un pays en état de quasi insurrection avec une capitale assiégée par les manifestants.

La situation préoccupante au Togo pousse certains pays membres à suggérer une délocalisation de cette conférence à Paris. Pour certains observateurs, l’Organisation Internationale de la Francophonie dont une délégation a récemment été récusée par l’opposition togolaise, mettra sa crédibilité à rude épreuve si elle maintien l’organisation de ce sommet dans un pays où le régime vomi par la majorité de la population s’accroche au pouvoir par la violence, les exactions, les massacres y compris des enfants, les coupures d’Internet, les menaces de mort sur les responsables des médias.

Selon plusieurs sources, après une première tentative infructueuse, l’OIF s’apprête à renvoyer à Lomé une nouvelle délégation débarrassée cette fois-ci de la sulfureuse et controversée Aïchatou Souleymane Mindaoudou. Dans un communiqué rendu public le 18 octobre 2017 sur les dernières évolutions de la crise au Togo, on peut lire : « La Secretaire Générale de la Francophonie, Madame Michaelle Jean déplore l’escalade de la violence ces dernières semaines au Togo. Rien ne peut justifier ces affrontements. Nous pensons aux victimes, aux familles endeuillées, au climat général de peur et de colère. Il faut impérativement privilégier le dialogue en toute circonstance. La Secrétaire Générale et les équipes de l’OIF dont le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest basé à Lomé suivent avec la plus grande attention la situation politique et sociale sur le terrain. Elle continue à maintenir des contacts réguliers avec les plus hautes autorités togolaises ainsi qu’avec les partenaires régionaux et internationaux. Il est primordial d’encourager toutes les actions de nature à contribuer à la résolution de cette crise et au retour à un climat apaisé. Toute la Francophonie s’inquiète et se mobilise face à cette situation qu’il faut à tout prix résoudre. C’est d’ailleurs dans cet état que doit se dérouler la 34e session de la conférence ministérielle de la francophonie ( CMF) prévue du 24 au 26 novembre prochain à Lomé. Elle entend les doléances exprimées par la coalition de l’opposition togolaise et la société civile. Michaelle Jean renouvelle l’entière disponibilité de l’OIF en lien avec ses partenaires pour contribuer à la résolution de cette crise ».

Un sommet qui risque de tomber à l’eau si jusque-là la tension persiste dans le pays. L’arrivée de Michaelle Jean, ancienne gouverneur général du Canada à la tête de l’OIF a suscité un immense espoir. Mais depuis quelques temps, sa gestion de l’Institution est décriée par certains membres et pas des moindres. A cette allure, il n’est pas certain qu’elle puisse continuer l’aventure aussi longtemps à la tête de l’OIF
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