FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


Le Jeudi dernier, l’ambassadeur des Usa au Togo David GILMOUR a rencontré le Président de l’Assemblée nationale du Togo, Dama DRAMANI au sujet de la situation politique que traverse le pays depuis le 19 août 2017. Au point d’orgue des échanges, le représentant des Usa au Togo a placé la protection des marcheurs. « Nous avons discuté de la situation sociopolitique qui prévaut dans le pays. Nous avons discuté de la nécessité de préserver le droit de ceux qui veulent manifester de façon pacifique », a déclaré en substance le diplomate américain au sortir de l’audience, selon nos confrères du site corpsdiplomatictogo.com.

Le carton jaune

En effet, il se trouve que c’est la première fois qu’une autorité américaine s’est prononcée publiquement depuis que la crise politique a monté d’un cran avec des manifestations simultanées dans plusieurs villes du Togo et même dans plusieurs pays où la communauté togolaise est présente. Au-delà du poliment diplomatique, il faut lire qu’à travers cette démarche c’est un carton jaune que les Usa ont voulu clairement transmettre au pouvoir de Lomé suite aux répressions multiformes dont les manifestants de l’opposition ont été objets tant à Lomé qu’à l’intérieur du pays avec morts d’hommes et des refugiés estimés à ce jour à plus de 300 du coté de Mango. La démarche du diplomate américain Jeudi dernier est une prise de fait et cause pour les marcheurs pacifiques, autant de fois qu’ils veulent manifester. Et certainement que la gestion très professionnelle qui a été faite des poses de barricades par les manifestants le 05 Octobre dernier est une résultante de la démarche de M. Gilmour. Il est par ailleurs à souligner que déjà, le mardi 03 Octobre, une réunion s’est tenue au ministère de la sécurité entre les chefs corps de la sécurité, le ministre Yark entouré d’autres de ses collègues et les responsables d’associations de défense des droits humains ainsi que des responsables de media sur la gestion des manifestations publique. Certains observateurs tard entre l’ambassadeur et le président du parlement.

Qui plus est, il est à remarquer que c’est par le canal du site de l’Ambassade des Usa qu’a été rendu public le communiqué du 22 Septembre 2017 où le groupe des 5 appelait au dialogue pour opérer les reformes. Un contrepied à la voie référendaire qu’avait choisie le pouvoir, trois jours plus tôt, à travers le vote par ses 62 députés au parlement du projet de loi portant modification de la constitution rejeté alors par l’opposition parlemenanalyses simplement que cette rencontre n’était qu’une première étape de la demande des américains avant l’audience qui a suivi quarante-huit heure plus taire. Des faits qui doivent suffisamment éclairer sur la position des partenaires occidentaux vis à vis du bras de faire entre la rue qui réclame la constitution de 1992 et la voie référendaire sur laquelle fonce le pouvoir.

L’Onu met sa cérise

On en était là quand hier soir, une information venue des Nations a fait état de la mise en place d’un groupe de cinq Chefs d’Etats de la sous-région pour se pencher sur le problème togolais. Désignés par le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, il s’agit des présidents du Bénin, Patrice Talon, du Burkina Faso, Roch-Marc Christian Kaboré, du Ghana, Nana AkufoAddo, de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et du Niger, Mahamadou Issoufou. Cette mission de haut niveau a pour objectifs selon une source, de rencontrer les acteurs de la scène sociopolitique togolaise, le gouvernement, les responsables de l’opposition et du parti au pouvoir, ainsi que des dirigeants d’organisations de la société civile et les ambassadeurs accrédités au Togo. Il s’agit pour eux, de rapprocher les points de vue qui sont, pour l’heure divergents, sur le processus de mise en œuvre des réformes constitutionnelles.

Au même moment, qu’on annonçait cette mission, le gouvernement togolais qui a déjà annulé deux semaines plutôt une mission de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) sur la crise actuelle, a décidé de fermer, pour une seconde fois, la porte à cette même mission, juste pour des raisons d’agendas et de délais. Une réaction qui dit tout sur la tendance que prend l’évolution des évènements depuis 48heures sur le plan diplomatique. Il va de soi que tel que le cliché se présente, rien n’est aujourd’hui à l’avantage du pouvoir de Lomé et pour cause. A défaut de s’exécuter au dialogue qu’el les avaient recommandé au pouvoir togolais à l’opposé de la voie référendaire qu’il avait pris, les Nations Unies reviennent aujourd’hui dans une posture de recadrage et de quasi sommation en envoyant cinq Chefs d’Etat voisins pour régler la crise entretenue depuis le 19 août dernier. Et la liste des chefs d’Etat telle que conçue n’arrange aucunement le régime de Lomé. En ce sens que, 4 des 5 Chefs d’Etats sont des produits de l’alternance pacifique au terme d’élections à deux tours. Qui plus est, leur récent passé les éloigne tant du profil que présente aujourd’hui le pouvoir togolais. Le béninois Talon a lui proposé au départ de ramener le mandat présidentiel dans son pays à un seul avant de se faire débouter par l’Assemblé nationale. Le burkinabé Marc Kaboré est quant à lui, le champion d’un scénario un peu comme ce qui se passe actuellement à Lomé et qui a abouti au renversement d’un régime qui avait la même allure que le régime de Lomé.

Quant au ghanéen, Nana AkufoAddo, le problème de la Volta Region et les afférant l’ont suffisamment mis en faïence avec les autorités de Lomé. Le nigérien Mahamadou Issoufou depuis le dégommage de Compaoré, est devenu le bras opérateur de la France dans la sous-région. Et ceci étant, on ne peut attendre grand secours de sa part en faveur du pouvoir togolais, tant la France, à travers les médias du Groupe France Méd ia Monde, a suffisamment murmuré sa position sur la crise actuelle au Togo depuis. L’ivoirien Al lassane Quattara qui doit également faire face à une crise dans son pays, reste le seul homme proche de Faure Gnassingbé mais il ne peut aller contre la position de la France au regard de ses relations avec l’hexagone.

Conclusion, les choses se coincent pour le régime de Lomé qui se retrouve avec une infime marge sur le plan diplomatique. Le vent semble donc tourner en faveur de l’opposition à qui il revient désormais de s’appliquer.

FRATERNITE


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