Togo



FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

EMMANUEL MACRON SUR LA CRISE TOGOLAISE "La conservation longue du pouvoir sans processus électoraux, sans cadre de pluralisme n'est pas une bonne chose"


Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


La présidence de Guinée n’a pas envoyé à la presse le ‘‘communiqué’’ habituel annonçant l’arrivée d’un chef d’Etat étranger en Guinée.
C’est pourquoi n’eut été le post sur la page Facebook du président Condé, peu de Guinéens auraient su la présence en Guinée ce 10 octobre, du président togolais, Faure Gnassingbé.

‘‘J’ai le plaisir d’accueillir le président Faure Gnassingbé du Togo pour discuter de questions d’intérêt sous régional’’, tel est l’objectif de cette visite décliné de manière laconique sur la page du président Condé, par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine.

Si donc l’objet de la visite n’est pour le moment pas détaillé, nous savons tout de même que l’actualité politique au Togo n’est pas sereine. C’est de l’euphémisme que de la qualifier ainsi.

Au pays de Gnassingbé, le père, depuis fin août, des grandes journées de manifestation sont organisée par l’opposition pour obtenir des réformes instaurant une limitation des mandats présidentiels – une revendication vieille de plus de dix ans – et le départ du président Gnassingbé.

Les leaders de la coalition de 14 partis politiques à l’origine de cette mobilisation populaire ont baptisé ces journées « Marche de la colère ».

Début septembre, le gouvernement avait tenté un geste d’apaisement en soumettant au vote du Parlement un projet de réforme constitutionnelle prévoyant notamment la limitation à deux mandats présidentiels.

Mais l’opposition a boycotté le vote du texte, dénonçant un texte allant à l’encontre de ses revendications, n’étant pas rétroactif, ce qui permettrait au président de briguer deux nouveaux mandats à partir de 2020.

Pour le moment, l’opposition campe sur sa position et refuse de rencontrer une mission de la Francophonie tout en projette une marche le 18 devant le siège de la Cédéao à Lomé. Autant dire que la situation s’enlise.

Faure est-il venu demander la médiation d’Alpha Condé qui, en plus d’être président en exercice de l’UA, a de bonne relations dans le microcosme politique togolais notamment ? ça en a tout l’air.

Ibrahima S. Traoré


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