Le mot d'ordre de l'opposition togolaise

"MANIFESTATION DE L'OPPOSITION AU TOGO CHAQUE JOUR JUSQU'AU DEPART DE FAURE GNASSINGBE DU POUVOIR"

Faure pour ne pas mettre le Togo en feu et en sang il faut liberer l'iman

50 ANS C'EST TROP !!! FAURE MUST GO !!!

TOGOLAIS, PRENONS NOTRE DESTIN EN MAIN POUR NOTRE LIBERATION DES GNASSINGBE QUE DIEU SOIT AVEC LE PEUPLE TOGOLAIS
LA LUTTE CONTINUE ET NOUS VAINCRONS



«Peuple togolais, Il ne faut pas céder à l'intimidation»
Seulement la rue chasse les dictateurs au pouvoir , pas les urnes

"MANIFESTATION DE L'OPPOSITION AU TOGO CHAQUE JOUR JUSQU'AU DEPART DE FAURE GNASSINGBE"



Tikpi Atchadam : « Nous devons conclure la lutte. C’est le moment ou jamais »

 

La détermination des Togolais reste intacte. Le constat a été fait hier lors des manifestations organisées par l’opposition. Guérin-Kouka, Bafilo, Atakpamé, Anié, Sokodé, Kpalimé, Tchamba, entre autres, ont fait le plein de manifestants. Des centaines de milliers de personnes ont envahi les rues à Lomé pour exiger, comme dans les autres villes, le retour à la Constitution originelle du 14 octobre 1992 et le vote de la diaspora. Ils ont également réclamé le départ du pouvoir de Faure Gnassingbé.   

Une marée humaine sur plusieurs kilomètres. Les manifestations à l’appel de l’opposition togolaise drainent de plus en plus de monde. Une mobilisation qui montre une fois de plus l’aspiration des Togolais à obtenir l’alternance. Démarrées autour de 9 heures à plusieurs endroits, les marches pacifiques ont sillonné les artères de Lomé en convergeant vers le carrefour Déckon. Au rythme des tam-tams et de la musique distillée par les véhicules sonorisés, les manifestants sont arrivés au point de chute autour de 16 heures.

Pour cette première journée, les interventions des responsables politiques ont été assez brèves. Pour le président national du Parti national panafricain (PNP), Me Tikpi Atchadam, il est temps que le peuple conclue la lutte. « Nous devons conclure la lutte. C’est le moment ou jamais. Il faut que tout le Togo sorte pour conclure la lutte », a-t-il insisté.

Dans son intervention, le président national de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean-Pierre Fabre, a souligné que lele peuple doit savoir que par sa force, il est invincible. « Je voudrais remercier tous ceux qui ont rendu possible ce rassemblement. Je voudrais vous dire que vous êtes la seule force qui compte. Vous êtes la force et vous avez une puissance que vous semblez ignorer. Ne l’ignorez jamais, parce que c’est vous qui comptez. Vous vous êtes mis debout et rien ne peut vous arrêter parce que nous serons debout jusqu’à la victoire », a-t-il martelé.

La présidente du CAP 2015 et Secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, s’est également prononcée sur la crise que traverse le pays et s’est félicitée de ce que « la mobilisation est toujours forte. Cela veut dire que notre détermination ne décroit pas, mais elle monte. Contrairement à ce que ce régime pense, on ne nous aura pas à l’usure parce c’est un mouvement de fond ».

Interrogée sur le mutisme de Faure Gnassingbé, la présidente du CAP 2015 a avoué ne pas comprendre sa réaction. « Nous ne nous expliquons pas le silence du chef de l’Etat. Nous avons été très marqués par le fait qu’il n’ait rien dit lorsqu’on a perdu des Togolais dans ce mouvement alors qu’il est prompt à compatir avec les autres. Il a toujours le temps de se rattraper », a-t-elle déploré.

Les Togolais peuvent-ils encore discuter ? A cette question, la réponse de la Secrétaire générale du CDPA est sans ambiguïté. « On ne peut pas ne pas discuter, mais tout le monde voit ce que veut le peuple. Si on doit discuter, ce sera pour lui donner ce qu’il demande. On ne peut pas refuser de le lui donner », a-t-elle indiqué.

Ce jeudi, les Togolais commémorent le soulèvement populaire du 05 octobre 1990. Pour Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, le lien entre le 05 octobre 1990 et le 05 octobre 2017 est qu’une lutte a été enclenchée depuis 27 ans et doit être achevée. « Nous avons commencé un travail il y a 27 ans et nous allons l’achever. Nous devons l’achever ce 05 octobre 2017 », a-t-elle assuré.

Certains anonymes ont également fait part de leurs impressions par rapport à la mobilisation. « Regardez-vous même la foule qui est dans les rues aujourd’hui. C’est simplement monstrueux. Les gens ont tout mis en œuvre pour nous intimider, mais nous sommes encore sortis. Nous ne voulons qu’une seule chose : la fin de cette dictature cinquantenaire. Cette marche du 4 octobre n’est que celle du dernier avertissement parce que nous avons tellement pris notre mal en patience. Malheureusement, Faure Gnassingbé reste autiste aux cris du peuple. Ce qui est sûr, nous sommes déterminés à conclure cette lutte qui n’a que trop duré », a promis un manifestant.

Pour une autre, Faure Gnassingbé doit comprendre que le peuple n’est pas dans la dynamique d’un référendum. « Ils nous ramènent la version originelle de la Constitution de 1992 ou ils quittent le pouvoir. Nous sommes fatigués dans ce pays où rien ne marche. Le peuple vit dans une misère ambiante pendant qu’un groupe de personnes ont mis la main sur toutes les richesses du pays. Tout ce que le régime propose, c’est la paix le ventre affamé. Nous sommes obligés de finir cette lutte. C’est le moment et Faure Gnassingbé doit comprendre qu’un peuple debout qui aspire à plus de liberté est invincible », a averti un autre manifestant.

La réussite de la mobilisation populaire de ce 04 octobre 2017 a été palpable dans de nombreuses localités du pays. De grandes foules ont été signalées dans les villes comme Guérin-Kouka, Bafilo, Atakpamé, Anié, Sokodé, Kpalimé et Tchamba. Assi bien à Lomé que dans les autres villes, les manifestants promettent une plus grande mobilisation pour ce 05 octobre 2017, pour achever la lutte enclenchée il y a 27 ans.

Géraud A et Shalom A.
Liberte Togo



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