FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise

Le Togo sombre depuis trois jours dans un soulèvement social sans précédent auquel les autorités ont réagi vendredi à coup de gaz lacrymogène notamment. L’ONU qui y a dépêché son représentant sous-régional se montre confiant quant à la volonté politique de répondre aux « attentes légitimes » du peuple.

« Je reste persuadé que toutes les parties souhaitent aller de l'avant sur les réformes, par le dialogue et la concertation dans un cadre républicain, afin de parvenir à un consensus pour répondre aux attentes légitimes du peuple togolais ». C'est en ces termes que Mohamed Ibn Chambas, représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, s'est adressé à la presse à l'issue de son entretien avec le président Faure Gnassingbé et les leaders de l'opposition.

Dépêché à Lomé par Antonio Guterres pour tenter de désamorcer la fronde active depuis trois jours, Chambas a salué l'adoption par le gouvernement de l'avant-projet de loi sur la réforme des clauses de la Constitution relatives notamment au nombre de mandats présidentiels. Pour rappel, ce texte entend limiter à deux le mandat présidentiel et instaurer le scrutin à deux tours. A l'opposition, le responsable onusien a demandé de contribuer au dialogue « pour faire avancer l'agenda des réformes de manière définitive ». « Le président de la république m'a assuré de sa bonne disposition à s'y engager avec toutes les parties prenantes de manière constructive », a-t-il déclaré.

Depuis jeudi, le Togo connait un soulèvement social sans précédent. En réaction à l'avant-projet du gouvernement, pas moins de 100 000 personnes pro-opposition (selon les chiffres d'Amnesty International) ont battu du pavé à travers le pays ces deux derniers jours, réclamant l'alternance politique, soit la fin du règne de 50 ans du clan Gnassingbé. Vendredi, la réaction de la police qui dispersé des manifestations à coup de gaz lacrymogène a renforcé les inquiétudes quant à la tournure potentielle de cette crise. D'autant plus que ces nouvelles manifestations font suite à celles d'août dernier qui a avaient dégénérées à des affrontements entre société civile et forces de l'ordre.

A la veille des élections locales et législatives 2018, l'étau se resserre autour du régime en place.


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