50 ANS C'EST TROP !!! FAURE MUST GO !!!
« Il ne faut pas céder à l'intimidation»

FAURE GNASSINGBE REFUSE D'ACCEPTER LE RETOUR DE LA CONSTITUTION DE 1992 ET NE VEUT PAS LAISSER LE POUVOIR - PEUPLE TOGOLAIS, IL FAUT PRENDRE VOTRE DESTIN EN MAIN - FAURE DOIT PARTIR

FAURE DOIT PARTIR MAINTENANT - FAURE MUST GO NOW

50 ans de pouvoir ça suffit!


Deux grandes manifestations, pour la mobilisation générale du peuple togolais, sont prévues mercredi et jeudi sur toute l’étendue du territoire national. Ces manifestations sont consécutives à la mobilisation populaire du 19 août dernier (dont le parrain n’est autre que le Parti national panafricain, PNP) à Lomé et dans plusieurs villes du Togo. Aujourd’hui, la répression sauvage et sanglante essuyée par les manifestations du PNP a plutôt galvanisé le peuple et les leaders de l’opposition qui se préparent à un assaut pour la libération du Togo.

Les manifestations des 6 et 7 septembre sont organisées pour exiger, d’une part, le retour à la Constitution du 14 octobre 1992, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des Togolais de l’étranger, et d’autre part, dénoncer la répression sauvage des manifestations pacifiques des 19 et 20 août 2017 (…), exiger qu’une enquête indépendante soit diligentée pour situer les responsabilité et traduire en justice les auteurs et commanditaires de ces violences, réclamer la libération des personnes arrêtées, l’arrêt immédiat des persécutions à l’encontre des militants et dirigeants du PNP, la cessation des entraves à l’exercice du droit constitutionnel de manifestation.

Pour le président du Comité Togolais de Résistance (CTR), Isidore Latzoo, ces manifestations sont une étape importante pour la libération du peuple togolais, toutefois, ceux qui pensent que des manifestations de deux ou trois jours feront tomber le régime en place, doivent se détromper. C’est pourquoi pour lui, il faut sortir de ces revendications (réformes constitutionnelles et institutionnelles, APG et autres) qui amusent le régime togolais pour exiger purement et simplement son départ. Puisqu’il ne fera pas des réformes qui peuvent lui être fatales. « Ce régime n’est pas réformable. C’est impossible de lui demander de scier la branche sur laquelle il est assis », a déclaré Isidore Latzoo. C’est un régime qui est venu dans le sang et qui se maintient dans le sang, poursuit-il. « Le Togo est imbibé de sang des innocents », a souligné Isidore Latzoo. A l’en croire, il faut arrêter de tourner autour du pot, de vouloir trouver un compromis avec le régime (l’oppresseur) pour aller à l’essentiel, son anéantissement. Pour cela, il faut diagnostiquer ce régime (ce qui a d’ailleurs été fait), puis nettoyer les écuries avec une bonne stratégie de l’opposition.

Le diagnostic

Pour Isidore Latzoo, le Togo n’est pas une démocratie, comme on tente de le faire croire à l’opinion. C’est un « régime militaro-mafieux » qui a pris le pays en otage. Il s’agit, soutient-il, de quelques individus qui jouissent de privilèges et qui font des affaires louches et mafieuses à la tête du Togo. « Le petit jouisseur Faure GNASSINGBE n’est pas le Président élu des Togolais ! Le régime auquel nous sommes soumis, contre notre gré, n’est ni démocratique ni républicain et ne peut être réformé. Il s’agit, répétons-le sans cesse, d’une dictature à la fois militaire et mafieuse qui dépouille les Togolais du fruit de leur travail, et fait de notre pays un vaste champ de ruines, une zone de non-droit livrée à l’appétit vorace de la pègre étrangère, notamment françafricaine », écrivait-il en 2007. Et donc, les Togolais ne peuvent et ne doivent pas combattre ce régime comme on combat un régime normal. Il faut une mobilisation populaire sur toute l’étendue du territoire national et faire prendre conscience aux uns et autres pour le rôle de chacun dans cette lutte. Celle-ci doit être bien préparée. « Il n’y aura pas de place à l’improvisation. La lutte populaire, pour être invincible, se prépare », a-t-il indiqué. Pour ce faire, il faut le « discours de la méthode ».

La méthode

Isidore Latzoo est parvenu à un constat : le régime RPT/UNIR ne changera pas, compte tenu de sa nature (militaro-mafieuse). Il appelle donc ses camarades de l’opposition à changer de fusils d’épaule. Pour cela, il faut un autre discours devant le peuple qui, déjà à plusieurs reprises, a démontré sa détermination à en finir avec le régime. Il faut, selon lui, faire comprendre au peuple togolais que seul le soulèvement populaire (bien préparé d’ailleurs) pourrait arriver à bout de ce régime militaro-mafieux. La « paix des cimetières » qui s’observe dans le pays doit inquiéter même l’opposition qui n’a plus droit à l’erreur. Cette dernière, invite Isidore Latzoo, est appelée à quitter le « charabia politique » derrière lequel elle s’est toujours abritée, même lorsque le peuple est prêt à en finir avec le régime. Pour lui, le peuple togolais est prêt depuis le 5 octobre 1990 qui a été préparé depuis le 23 septembre 1986, jour où les Togolais ont découvert que le régime de Gnassingbé Eyadéma n’est pas intouchable. Mais l’opposition, de bévue en bévue, a aidé Eyadéma à se relever. Certains leaders de cette opposition, à l’en croire, ont toujours brillé par leur manque de conviction, et surtout leur souci de servir d’abord leur ventre. « Car le peuple togolais a toujours parfaitement joué son rôle, chaque fois que les circonstances l’exigent. Ce sont toujours les souverains pontifes de la direction des partis de l’opposition traditionnelle qui défaillent et trahissent », a-t-il déclaré. Et d’insister : « A vrai dire, le mal récurrent qui nous handicape lourdement dans notre volonté de nous défaire du joug de la dictature, se situe au niveau de la direction officielle de la lutte que nous menons. Cette direction est truffée de dispensateurs de fausses doctrines, qui sont autant de guet-apens ou de souricières dans lesquels viennent s’échouer régulièrement les assauts des Togolais en quête de leur liberté confisquée ».

Il faut alors, selon lui, changer de méthode en appliquant le bon remède. C’est pourquoi il faut se référer à son discours de la méthode qui consiste à dire clairement au peuple ce qu’il doit faire pour se libérer. Plus besoin de se refugier dans des discours primitivistes qui amène à soigner un mal de tête en prenant des médicaments qui guérissent les pieds. Cette « paresse intellectuelle de l’opposition », ajoute-il, doit cesser. Pour lui, le « carthage doit être détruit ». Quelque soit la détermination du peuple, la lutte populaire ne s’improvise pas.

A propos du Carthage

Carthage était un empire de l’Afrique du Nord qui menait des incursions sur Rome. Il est le symbole des attaques, de l’oppression qui rendait la vie dure aux citoyens de Rome. Dépassé et fatigué de fuir l’oppresseur, un citoyen de Rome à commencer par tenir des discours qui invitaient les Romains à faire face à l’oppresseur et à le détruire. Il terminait donc ses discours par « Delenda est Carthago », ce qui veut dire « Carthage doit être détruit ».

Pour Isidore Latzoo, la bête n’est pas encore. Il faut le détruire complètement. L’aurore du jour nouveau, à l’en croire, se point à l’horizon. « Chers compatriotes, le régime obscène instauré par la dynastie militaro-mafieuse des GNASSINGBÉ est aux abois ! L’aurore d’un jour nouveau pointe à l’horizon. Mais la bête immonde qui a semé l’infamie, la désolation et la mort sur la Terre de nos Aïeux n’a pas encore rendu l’âme. Pour recouvrer entièrement notre liberté confisquée, nous devons redoubler de vigilance, de courage et de combativité. Plus de compromis, plus de discussions, plus de ces accords scélérats qui ont été autant de bouées de sauvetage qui ont inutilement prolongé la vie de nos oppresseurs aux dépens de nos compatriotes devenus esclaves sur leur propre sol. Désormais notre objectif immédiat ne doit être que la mise à mort de ce système prédateur. Notre liberté est à ce prix. Delenda est Carthago ! La lutte continue ! », a lancé le président du CTR. « Les Togolais ne sont âs des cancres, ni des bras cassés. C’est la lutte qui dégage les responsables. C’est le peuple qui se donne un leader. Je suis contre le coup d’Etat, mais je suis pour la lutte populaire organisée », a-t-il souligné. Et, selon lui, c’est après avoir détruit le Carthage qu’il faut penser à un lendemain du Togo.

Nettoyer les écuries

Le président du Comité Togolais de Résistance (CTR) préconise un gouvernement de salut public, après l’anéantissement de l’oppresseur. « Je ne suis pas dans ce machin de gouvernement d’union nationale où on met tous les cancres. Il faut nettoyer les écuries et mettre en place un gouvernement de salut public », a-t-il affirmé. Et c’est ce gouvernement qui pourra ramener au peuple la constitution qu’il veut. Sinon, le demander à l’oppresseur, dit-il, c’est l’aider à se maintenir aux affaires. Avec le discours de la méthode, une bonne stratégie et le courage du peuple togolais, cet objectif sera atteint, conclut-il.


L'ALTERNATIVE


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