FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


Les derniers événements politiques, avec la répression sanglante des manifestations organisées par le Parti national panafricain (PNP) dans plusieurs villes du pays, soldées par des morts et des blessés, font resurgir les commanditaires. Après les menaces de Yark Damehame, exécutées par la soldatesque, laissant endeuillées de nombreuses familles, c’est le tour de Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique, celui-là même qui ne sait pas retenir sa langue, de se produire.

On M. Bawara voit encore à l’œuvre ces derniers jours, surtout lorsqu’il prend la défense du parti au pouvoir, en justifiant la barbarie commise par les forces de l’ordre et les militaires sur les populations civiles à mains nues qui manifestent pacifiquement. Gilbert Bawara se retrouve dans toutes les sauces, quand il s’agit de défendre le RPT/UNIR. C’est lui qui s’est mis devant les caméras la semaine dernière lors de la réunion dite des cadres de l’UNIR. Et pourtant…

En 2006 lorsqu’on l’apercevait aux côtés de Faure Gnassingbé, Gilbert Bawara, revenu des Nations-Unies (disait-on), répétait à qui voulait l’entendre qu’il était venu en tant que technocrate. Il rejetait en fait le manteau politique que des gens lui faisaient porter. Mais très rapidement, le technocrate, enivré par les délices du pouvoir, a préféré montrer aux Togolais ce qu’il est en réalité. Son visage d’ange qu’il présentait a laissé place à celui de prédateur qui n’a aucun égard pour ses adversaires politiques. Aujourd’hui, il devance même des politiques qui ont travaillé avec le père, continuent avec les fils et conduisent le pays vers un lendemain incertain. Gilbert Bawara est devenu l’un des irréductibles de Faure Gnassingbé qui, lui-même, semble se plaire à le voir s’affubler de son arrogance et de sa suffisance vis-à-vis de tous ceux qui se lèvent contre la gestion chaotique du Togo.

On se rappelle encore son manque d’égard vis-à-vis de Gilchrist Olympio, devenu l’allié du régime RPT/UNIR aujourd’hui, qu’il traitait d’amnésique, et de contrebandier pour le seul fait que ce dernier rentrait au Togo par une frontière secondaire. Egalement pour Gilbert Bawara, Jean-Pierre Fabre est le président de la République de Bè, une déclaration qu’il a faite sur un média de la place. Nombreux sont ceux qui trouvent scandaleux ces propos, venant surtout d’un membre du gouvernement. Mais le loup qui, au départ, portait le manteau d’agneau, n’a que faire des observations et des appels des uns et des autres à la retenue dans ses sorties.

Aujourd’hui, celui qui vociférait sur tous les toits qu’il est un technocrate, verse dans un zèle politique sans précédent. Jusqu’à preuve du contraire, Gilbert Bawara ne fait pas partie du bureau (toujours provisoire depuis 5 ans que le parti existe) de l’UNIR. Mais son zèle en tant que cadre de ce parti surprend plus d’un. Il a vite oublié qu’il est un technocrate. Ses interventions publiques ces derniers jours révèlent clairement ce qui se trame dans les coulisses par ce parti qui veut accorder un mandat à vie à son champion Faure Gnassingbé.

C’est quand même curieux de voir le « technocrate » soutenir la marche de l’UNIR dont l’objectif change à chaque intervention sur les médias. On l’a encore écouté dans ses œuvres sur une radio de la place hier matin, dénigrant l’opération « Togo mort », une réussite que même la presse internationale a saluée. « Les établissements privés, dans leur immense majorité, ont également fonctionné normalement », a-t-il déclaré. Pour un Togolais qui s’est promené à Lomé et dans la plupart des grandes villes du pays vendredi dernier, Gilbert Bawara a donné l’impression de vivre sur une autre planète. Seule, l’administration publique a fonctionné, après les menaces dont ont été l’objet les fonctionnaires, puisque des listes ont circulé pour enregistrer ceux qui seraient absents.

Il est aberrant d’entendre Gilbert Bawara déclarer sur cette radio que les gens ont peur de Faure Gnassingbé, c’est pourquoi ils disent qu’il ne se représente plus aux élections. Alors pour lui, il n’y a plus d’autres personnes intelligentes que son champion, y compris lui-même, dans le parti UNIR, pour prétendre à la magistrature suprême. « UNIR est un parti, un parti démocratique qui débat en son sein et qui choisit ses candidats à tous les scrutins librement. Personne d’autre que nous ne peut savoir ce qui est dans notre intérêt. Ce qui est dans l’intérêt de UNIR, c’est UNIR qui se détermine et se décide », a-t-il pesté. Véritablement, ce « monsieur est parti », comme on le dit pour ceux qui ont l’habitude de perdre le nord devant des situations aussi simples.

Les signes ne trompent pas, Gilbert Bawara a finalement trouvé que le zèle dans le militantisme au parti au pouvoir est plus juteux qu’être technocrate. D’ailleurs, le personnage ne semble plus rien dire aux Togolais qui le connaissent bien.

Source : L’Alternative



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