FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


Elles sont une trentaine d’organisations de la société civile à se présenter ce jour devant la presse pour donner leur point de vue sur les dernières évolutions de la situation sur la scène politique togolaise et essentiellement, les évènements douloureux qui ont émaillé les marches synchronisées du PNP (Parti National Panafricain).

Selon la déclaration de ces organisations au rangs desquelles on retrouve WANEP Togo, la LTDH, la CNSC Togo, le CACIT, UST, LCT, ASVITTO et autres, et livrée par Da-doo Nora Amedzeneku (Wanep Togo), ""la paix est un bien inestimable dont on ne mesure la valeur réelle que lorsqu’on l’a perdue"" et ""le Togo ne peut avancer sans la paix"", d’où il s’avère nécessaire d’inviter ""les acteurs politiques et les autorités togolaises à la compréhension mutuelle en tant que fils et filles d’un même pays soucieux du développement intégral du Togo"".

Dans une analyse de situation, ces OSC font ressortir que ""la cause profonde de ces tensions et malaises est l’absence de mise en oeuvre des accords relatifs aux réformes constitutionnelles et institutionnelles notamment l’APG, les recommandations de la CVJR, l’atelier de Juillet 2016 du HCRRUN"". Raison pour laquelle, elles en appellent ""à la responsabilité du Chef de l’Etat, en tant que premier garant de la stabilité du pays à oeuvrer pour la concrétisation de ces accords en réglant définitivement les questions sur les réformes constitutionnelles dans l’intérêt supérieur du peuple togolais dans les meilleurs délais"".

Outre Faure Gnassingbé, la Société civile togolaise se tourne également vers le gouvernement à qui elle demande de ""faire preuve de plus de retenue et de courtoisie dans ses déclarations qui doivent se faire sur un ton apaisé afin de consolider la paix sociale"", de ""garantir l’exercice de la liberté de manifestation sur l’ensemble du territoire"" et ""exiger plus de professionnalisme et de responsabilité de la.part des forces de l’ordre dans l’encadrement des manifestations afin d’éviter les dérapages"". Dans la même dynamique, les responsables de partis politiques sont invités ""à appeler leurs militants au respect des biens publics et à déconseiller tout propos incitant à la violence et à la haine"" et les ""propagandistes, au respect scrupuleux des textes qui régissent les manifestations publiques"".

Convaincues que les conséquences de la diffusion sur les réseaux sociaux des images, textes et vidéos, incitant à la violence et à la haine sont le plus souvent irréversibles, les organisations de la société civile invitent les populations à s’en abstenir en privilégiant la culture de l’ ""esprit d’apaisement et de fraternité entre les filles et fils de notre chere patrie"".

Pour rappel, le bilan de la répression de ces manifestations du 19 Août dernier établi par le gouvernement, est de deux morts, environ une soixantaine de blessés du côté des forces de l’ordre et de sécurité, une vingtaine du côté des manifestants et 66 personnes interpellées et des dégats matériels importants. Un bilan en en tout cas en contradiction avec celui des organisateurs, du moins sur le nombre de morts, qui avancent 4 morts.
T228



Togosite.com ----- Contactez-Nous
Togosite.com
DMC Firewall is a Joomla Security extension!