FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


« Nos soldats sont professionnels et ont observé la consigne qui était de ne pas tirer sur des civiles à mains-nues. Il est inconcevable qu’une force létale soit utilisée contre nos populations en temps de paix ». Ces propos sont du Colonel Inoussa Djibril, porte-parole des Forces armées togolaises (FAT) reçu dans la soirée de mercredi à la TVT, la télévision officielle. L’officier des FAT a profité de son passage dans le journal de 20 heures de la TVT pour dénoncer la « violence des actes commis par les manifestants contre les forces de l’ordre » lors de la marche organisée samedi 19 août 2017 par le Parti National et Panafricain (PNP) de Me Tikpi Atchadam.

Le porte-parle des FAT est revenu sur les événements de samedi et a replacé les faits dans leurs contextes. Les militaires appréhendés sur les lieux de la manifestation étaient-ils en mission de répression de la foule ? Selon le Colonel Inoussa Djibril, il n’en était rien. Ils avaient plutôt, a-t-il révélé, une mission de protection des « sites d’importance vitale pour le Togo ». Les militaires à Sokodé ont été attrapés par la foule alors qu’ils ne faisaient pas partie de la manifestation, a-t-il fait savoir. « Nos hommes étaient en binôme pour protéger les sites névralgiques comme les banques et autres. Le commandement des forces de l’ordre a eu à donner des consignes que les militaires ne fassent pas usage de leurs armes contre les civiles, surtout en temps de paix. En s’engageant dans l’armée c’est pour le sacrifice suprême et il y a le respect scrupuleux de la vie humaine », a-t-il martelé et de révéler les circonstances réelles dans lesquelles les armes retrouvées aux mains de la foule ont été saisies.

Les manifestants, a-t-il indiqué, se sont servis des armes au commissariat ou auprès des militaires arrêtés à Sokodé qui n’ont pas fait usage de ces armes par respect des consignes données par leur hiérarchie.

Le Colonel a en outre, tenu à dénoncer le détournement d’images d’autres pays qui, selon lui, ont été attribuées au Togo. C'est le cas, a-t-il dit, d'une vidéo montrant des éléments de la Brigade d’Intervention Rapide (BIR) en train de torturer deux jeunes gens arrêtés. « Les gens ne doivent pas se fier aux images et aux informations circulant sur la toile. Ces images montrent encore une fois les mensonges grossiers qui sont véhiculés car lorsque vous regardez attentivement, l’accent des éléments du BIR dans cette vidéo n’est pas un accent togolais. L’appellation BIR peut se retrouver ailleurs comme au Cameroun. C’est une vidéo du Cameroun que les gens ont détournée », a-t-il fait savoir tout en appelant les populations à « faire preuve de discernement afin de déceler le vrai du faux ».

Pour retrouver les armes perdues, a-t-il indiqué, il y a des unités spéciales qui sont activement en train de travailler sur le terrain.

Il faut rappeler que le ministre de la Justice, Pius Agbétomé était également face à la presse dans la mi-journée de mercredi pour situer l’opinion sur le nombre de personnes arrêtées dans le cadre de ces manifestations. Une soixantaine, a-t-il dit remettant en cause les 250 arrestations annoncées par le  PNP et de ses partisans.

A.Y.
Afreepress



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