FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


« Le vrai politique, c’est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions » John F. Kennedy

A peine l’appel de Tikpi Atchadam lancé à Jean-Pierre Fabre sur un ton chargé d’émotion et de révérence dans la perspective d’une amplification de la mobilisation populaire, la réaction du leader de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), chef de file de l’opposition ne s’est pas du tout fait attendre. « Nous répondons favorablement. Nous avons ouvert grandes nos oreilles pour écouter l’appel lancé par Atchadam », a réagi Patrick Lawson, 1er Vice-président de cette formation politique sur la radio BBC. Et de ratisser large :« A l’heure où je vous parle, les initiatives sont en cours, non seulement dans le sens du PNP mais également en direction de toutes les forces démocratiques, dans le seul but de parvenir à un retour à la Constitution de 1992, comme le demande le PNP ». Même ceux qui sont foncièrement rétifs aux manifestations de rue comme moyen de pression efficace, notamment le CAR ne cachent plus leur fascination, au regard de la démonstration de force de samedi dernier.

Des appels unanimes se font de plus en plus persistants qui pour demander l’intensification de la mobilisation populaire qui pour appeler à une concertation urgente de toutes les forces démocratiques. L’union des forces démocratiques est en marche. Celle-ci exige un renoncement de chaque leader politique à ses « illusions ». Les calculs politiciens, les intérêts partisans, les ego surdimensionnés, les attitudes hégémonistes des uns et des autres, « le moi ou le chaos », « le moi ou Faure Gnassingbé ad vitam aeternam », ce sont effectivement leurs « illusions ». L’urgence, c’est donc qu’ils perdent leurs illusions, sinon s’en départissent pour se concentrer sur leur unique vrai idéal, celui de contribuer à la fin du règne dynastique des Gnassingbé sur le Togo. Exit ! Les analyses tendant à raviver les antagonismes réels ou supposés entre Tikpi Atchadam et Jean-Pierre Fabre.

Au-delà du coup d’éclat historique réalisé samedi dernier, il est important de se rappeler que le retour à la Constitution de 1992 n’est pas encore acquis, le vote de la diaspora loin d’être effectif. Faure Gnassingbé, au sommet de sa désinvolture, n’a pas cru nécessaire de tirer les conséquences de son impopularité et du mécontentement du peuple togolais pour faire adopter des mesures urgentes de décrispation politique. L’appel d’Agbéyomé Kodjo qui, après avoir ménagé la chèvre et le chou suite aux menaces du Col. Yark Damehane et son binôme Boukpessi Payadowa de l’Administration territoriale sur les militants du PNP, s’est ressaisi après la manifestation pour demander au pouvoir de solder définitivement « le contentieux des réformes politiques » est semblable à celui du héraut, prêchant dans le désert. Pas de Conseil des ministres extraordinaire. Rien ! Un pied de nez donc à toute cette marée humaine ainsi qu’à ses revendications. « On ne fait jamais attention à ce qui a été fait. On ne regarde que ce qui reste à faire », dixit Marie Curie, cette scientifique française. Les forces effectivement engagées dans la lutte libératrice doivent faire le saut qualitatif.

Car le meilleur hommage aux nouveaux martyrs de la lutte pour la libération nationale, les condoléances les plus attristées et surtout les plus sincères aux familles endeuillées par la folie meurtrière du clan au pouvoir, restent l’aboutissement de la dynamique enclenchée.

Meursault A.

Source : Liberté



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