Le mot d'ordre de l'opposition togolaise

"MANIFESTATION DE L'OPPOSITION AU TOGO CHAQUE JOUR JUSQU'AU DEPART DE FAURE GNASSINGBE DU POUVOIR"

Faure pour ne pas mettre le Togo en feu et en sang il faut liberer l'iman

50 ANS C'EST TROP !!! FAURE MUST GO !!!

TOGOLAIS, PRENONS NOTRE DESTIN EN MAIN POUR NOTRE LIBERATION DES GNASSINGBE QUE DIEU SOIT AVEC LE PEUPLE TOGOLAIS
LA LUTTE CONTINUE ET NOUS VAINCRONS



«Peuple togolais, Il ne faut pas céder à l'intimidation»


Pour la première fois dans l’histoire du clan Gnassingbé, un semblant d’hommage a été rendu au père de la nation et de l’indépendance, Sylvanus Olympio. C’était lors de la fête anniversaire de l’indépendance du Togo. Mais si l’engagement de l’Ambassade des Etats-Unis au Togo a permis de revivre le parcours de l’homme, rien n’a été dit sur les raisons de son assassinat. Des deux courriers datant de novembre 1962 et janvier 1963 donnent des pistes certains sur ceux qui n’auraient pas intérêt à voir Syvanus Olympio vivant, la France. Parce qu’en toile de fond, il y a la souveraineté monétaire.

Une souveraineté politique sans celle souveraine est une indépendance factice. Et dès son accession au pouvoir, le premier président démocratiquement élu du Togo l’avait compris. Et pour se départir de la monnaie commune des pays africains d’obédience francophone, Sylvanus Olympio avait entrepris d’impliquer la métropole dans son ambition légitime de doter le Togo d’une monnaie. Ce fut son erreur fatale.

Déjà en novembre 1962, une missive en provenance du ministère de la Coopération française était adressée à Hospice Coco, ministre des Finances et des Affaires Economiques de la République Togolaise en réponse à une demande de révision de certains articles d’un projet de Convention relative aux relations entre le Trésor français et celui togolais. Autrement dit, le gouvernement de Sylvanus Olympio n’avait rien caché à son projet d’indépendance monétaire. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase fut la « lettre suicidaire » que le ministre Hospice Coco avait formulée à l’attention de la France via l’Ambassadeur, sieur Joachim Hunlede. C’était le 10 janvier 1963. Mais la suite des évènements laisse à penser que le ministre n’a jamais eu le temps de mettre à exécution son programme qui devrait l’emmener en France le 20 janvier, puis en Allemagne le mardi 22 janvier.

Le gouvernement du Togo avait adressé une liste de tout ce dont il avait besoin à la France, pour frapper sa propre monnaie. Sacrilège ! Trois jours plus tard, le président Sylvanus Olympio qui avait tout mis au point pour doter le Togo d’une monnaie fut froidement abattu par un soldat français basé à Sokodé et descendu spécialement dans la capitale pour accomplir la basse besogne.

Conclusion, la Banque centrale du Togo n’aura jamais pris forme d’une part, et les billets de 5.000 F, 1.000 F, 500 F et 100 F ne seront jamais frappés ; de même que les pièces de 50 F en nickel pur, de 10 F et 5 F en cupro-nickel, tout comme ceux en aluminium de 2 F et 1 F. Jusqu’à ce jour. Qui a dit que la question de la souveraineté monétaire est une question subsidiaire ? Le premier président du Togo l’a payé de sa vie. Mais de cela, il n’en a pas été question lors de la fête de l’indépendance. Question trop sensible. Et si le président français, François Hollande n’a pas décidé de rendre cette souveraineté aux pays des deux zones franc, c’est dire l’oxygène que représente l’arrimage fixe du franc CFA à l’euro, à travers la France. Les enjeux sont vitaux, n’en déplaise à ceux des Africains aveugles qui croient à la bondieuserie française. Pas d’intérêt, pas d’action. « La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts », dixit Nicolas Sarkozy.
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