Togo : Les évenements de la répression barbare sur le Campus de Lomé

FAURE GNASSINGBE , IL FAUT LAISSER LES ETUDIANTS TOGOLAIS EN PAIX

Créée par décret le 19 janvier 2017, le Conseil National de Suivi de la Décentralisation (CNSD) n’a connu ses membres que le 31 mars dernier. C’est un acte qui divise déjà la classe politique de l’opposition. Alors que l’ANC se contente de la présente de son mentor au sein de ce Conseil, les FDR pensent que c’est carrément de l’amalgame.

Dans un courrier adressé au ministre en charge de la Décentralisation, le principal parti de l’opposition voit en la mise en place de ce Conseil comme un pas d’apaisement et de transparence dans la mise en œuvre du processus de décentralisation. A cet effet, l’ANC veut bien aider le gouvernement à l’établissement d’une relation de confiance entre la majorité et l’opposition. Le parti de Jean-Pierre Fabre a donc fait des propositions au gouvernement afin de parvenir à cet apaisement.

L’alliance nationale pour le changement demande entre autres au gouvernement de revoir le nombre de députés représentant l’opposition, doit être porté de 8 à 9 ; ceci exceptée la présence du chef de file de l’opposition. « La place spécifique du Chef de file de l’opposition dans le CNSD répond au caractère institutionnel de son statut, conformément à la loi. Le Chef de file de l’opposition ne doit pas être assimilé à un député parce qu’il peut ne pas être député », souligne la lettre.

Cependant, les Forces Démocratiques de la République (FDR) ne voient en ce Conseil aucune action salutaire. Me Dodji Apévon pense que « c’est de l’amalgame ». Selon lui, « nous sommes en démocratie et il faut appliquer les règles démocratiques ». le président des FDR trouve que « ce qu’ils sont en train de faire, c’est de nous amener vers quelque chose qui leur permet demain de sortir encore majoritaire de ces élections ».

« Il ne leur suffit pas d’être responsable de l’exécutif, ils contrôlent l’assemblée nationale et ils font en sorte que même pour organiser une élection locale, qu’ils y aient la possibilité de contrôler tout ça et s’ils n’ont pas la certitude d’avoir la majorité, ils n’organisent pas ces élections », a expliqué Me Dodji Apévon.

Néanmoins, le seul point de concorde entre les deux partis, c’est la composition. Pour les FDR, Me Apévon se demande dans quel pays « on peut mettre en place un comité de suivi dans lequel il y a toute une panoplie de ministres de préfets, des maires et on fait le saupoudrage de mettre trois députés pour dire vous-aussi soyez des figurants là-bas ». un état de chose que l’ANC qualifie de « déséquilibre excessif par rapport à la représentation de l’opposition parlementaire » car la quasi-totalité des membres du CNSD représente le parti au pouvoir.



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