Togo : Les évenements de la répression barbare sur le Campus de Lomé

FAURE GNASSINGBE , IL FAUT LAISSER LES ETUDIANTS TOGOLAIS EN PAIX


Le Parti National Panafricain (PNP) de Atchadam Tikpi était en tournée en ce début de semaine dans le grand nord. Au programme, un meeting à Dapaong, à Mango puis à Ketao, avec clôture à Lomé.

Notons que le meeting de Dapaong avait été reporté par les responsables du parti pour des raisons stratégiques, mais celle de Mango s’était bien préparée pour tenir toutes ses promesses. Déjà la veille du meeting le 11 mars dernier, une grande caravane a sillonné les artères de la ville. Elle était faite d’information et de projection de films vidéo sur le parti pour préparer le meeting et mobiliser la population pour réserver un accueil chaleureux et de taille au parti, un meeting qui devait se tenir le dimanche 12 mars dernier. Mais un incident est survenu.

C’est ainsi qu’une dizaine de jeunes sur des motos et armés de cailloux, arrivent sur les lieux du meeting au moment même où les organisateurs avaient déjà fini les installations et disent ne pas être d’accord avec sa tenue. La situation ne présageait pas d’une bonne ambiance avec le courroux de ces jeunes qui étaient en mission commandée. L’atmosphère était tendu, l’État major du parti a dû surseoir à la rencontre après un rapport des organisateurs.

C’est après que le préfet de Mango téléphone le président Tikpi Atchadam et l’informe. « Il y a des mouvements en ville, soi-disant qu’un meeting est en préparation pour le dimanche. Mais ais moi je n’ai pas vu une autorisation à ce sujet », déclare-t-il. Le PNP de répondre qu’effectivement, ils s’apprêtent pour un meeting, mais qu’étant sous un régime d’information et non d’autorisation, le parti s’est fait le devoir d’informer de son programme le ministre de l’Administration  territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales qui à son tour, se charge d’en informer les autorités locales. C’est ce que son parti a fait. Au préfet de rétorquer : « Je ne me charge pas de votre sécurité et si quelque chose arrivait, le parti PNP est tenu responsable ». Voilà le comportement du préfet Ouadja Gbandi vis-à-vis des responsables politiques. Un préfet qui interdit
un meeting sous prétexte qu’il y a des mouvements en ville, cela sort de l’entendement.

Le parti tient à présenter ses excuses aux populations de Mango et ses environs et les rassure de son engagement à oeuvrer pour l’enracinement de la démocratie au Togo. Pour le PNP, c’est le préfet qui se serait servi de ces jeunes pour interdire tacitement le meeting.

Rappelons que le lendemain, le parti était en meeting de sensibilisation quand les représentants  locaux et les éclaireurs qui ont organisé la caravane puis mobilisé les populations pour le meeting, les ont tenus informés du désordre perpétré par les jeunes munis d’armes blanches. Le PNP, lors des déplacements a été souvent victime d’agressions de ce genre. La délégation constate qu’elle est souvent suivie par des barbouzes à bord des voitures suspectes et banalisées. Les  organisations des droits de l’homme au Togo et autres internationales sont interpellées à ce sujet. Avant l’étape de Mango, le PNP était en tournée à Kpalimé.

Par une lettre en date du 14 mars dernier, le Parti National Panafricain ( PNP) interpelle le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales. Une lettre dans laquelle le parti proteste énergiquement contre l’attitude illégale et anticonstitutionnelle du préfet de l’Oti qui a agi en violation flagrante de la loi du 16 mai 2011 et de la constitution de 1992. « Alors que la caravane d’information des populations à travers toute la ville et la projection de film vidéo sur le parti se sont déroulés sans entrave aucune et dans une très bonne ambiance le jour du meeting, quelques jeunes arrivent sur les lieux au moment même où les organisateurs avaient déjà fini les installations. Ces jeunes ont, par paroles, proféré des menaces contre la vie et l’intégrité physique des organisateurs et des militants du parti sur place. Le caractère sérieux des menaces a déterminé le PNP à annuler la tenue du meeting de Mango ce 12 mars 2017, alors que la délégation officielle se trouvait à la porte de la ville qui se préparait à l’accueillir »

Rappelons que depuis sa création, les manifestations publiques du le Parti National Panafricain ont toujours été pacifiques et respectueuses. C’est pourquoi le PNP exige le rappel à l’ordre du préfet de Mango, Monsieur Ouadja Gbandi, qui tente de créer une zone du territoire national interdite aux partis politiques de l’opposition », lit-on dans la lettre adressée au ministre.

Source : Robert Avotor, L’Alternative



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