50 ANS C'EST TROP !!! FAURE MUST GO !!!
« Il ne faut pas céder à l'intimidation»

FAURE GNASSINGBE REFUSE D'ACCEPTER LE RETOUR DE LA CONSTITUTION DE 1992 ET NE VEUT PAS LAISSER LE POUVOIR - PEUPLE TOGOLAIS, IL FAUT PRENDRE VOTRE DESTIN EN MAIN - FAURE DOIT PARTIR

FAURE DOIT PARTIR MAINTENANT - FAURE MUST GO NOW

50 ans de pouvoir ça suffit!

 Bawara gilbert et komi Paalamwé Tchakpélé
L’éducation nationale va vraiment mal au Togo. Dans la foulée des grèves à répétition des enseignants qui paralysent les activités scolaires, le ministère des Enseignements primaire et secondaire et la Direction régionale de l’éducation (DRE) sont mis en cause dans la délivrance des carnets de reçu pour payement écolage au niveau du secondaire du secteur des enseignements publics.

Selon les informations, ces carnets devraient être émis par le Trésor public qui les envoie au cabinet du ministère qui, à son tour, les retransmet aux DRE où les chefs d’établissements devraient s’en procurer gratuitement. Mais tel n’a pas été le cas.

Contrairement à la procédure normale, des sources racontent que c’est plutôt « le ministère qui imprime ces carnets que les comptabilités des DRE mettent à la disposition des chefs d’établissement contre paiement ». « Au lieu de les laisser gratuitement à la disposition des établissements, on les leur vend. Un carnet de 100 reçus, par exemple, est vendu 1000 F aux chefs d’établissements. Après les comptes des écolages payés, les restes des reçus non utilisés sont retournés. », ajoutent-elles. Où vont ces sous et à quoi servent-ils ? Nul ne le sait, surtout que ni le ministère, ni l’inspection ni la DRE ne donnent de raison qui justifierait l’achat de ces reçus par les établissements.

Ce qui est plus suspect, c’est que dans un carnet de reçu dont nous avons copie, deux reçus portent un même numéro avec des souches identiques. Une situation qui prête au flou et est favorable aux magouilles entre l’Inspection, la DRE et le ministère. Puisque sur 100 élèves en règle, il pourrait arriver que la DRE ne présente que le compte de 50 au Trésor public. L’écolage collecté suit une grille de répartition. Une partie est allouée à l’Inspection pour son fonctionnement, une autre à la DRE. Il y a un pourcentage qui est versé au Fond de soutien à l’éducation, alors que 58,5% au lieu de 60% de ristourne revient à l’établissement. C’est l’Inspection qui déclare les écolages enregistrés au niveau des établissements à la DRE. Et c’est le ministère qui à travers sa Direction des Affaires financières, fait des versements au Trésor public. Mais reste à savoir si « l’Inspection déclare tout à la DRE, si celle-ci déclare tout au ministère ou si le ministère déclare tout au Trésor Public », s’inquiète une source.

Contacté, M. Péré, Directeur de la DRE et inspecteur par intérim à l’Inspection Golfe Ouest, après avoir cherché à savoir si nous sommes financiers, nous purement et simplement renvoyé au ministère des Enseignements primaire et secondaire. Reçu au téléphone, son Directeur de cabinet, Kpemissi Eyana, a confié que son ministère, en aucun cas, n’imprime les carnets de reçu. « Ce sont de fausses informations. Le cabinet ne s’ingère pas dans la gestion quotidienne des établissements. Si des gens commettent des forfaits ou font des choses et veulent les mettre sur le dos du ministère, c’est pour ne pas se laisser découvrir. L’organisation pour le versement des écolages se fait au niveau des DRE où il y a des reçus que les comptables gèrent. Je ne sais pas s’ils délivrent des carnets de reçu ; mais je crois qu’au niveau des établissements, ils prennent des carnets pour besoin de contrôle », nous-a-t-il confié. « Les contrôles se font à partir des reçus, mais surtout à partir des effectifs des élèves, puisqu’il faut savoir combien d’élèves il y a dans la classe, combien ont payé au total. Au ministère, aucun carnet de reçu n’est élaboré et envoyé vers les DRE ou vers qui que ce soit », a-t-il précisé.

Et d’ajouter : « Ce sont les DRE qui reçoivent les fonds, mais je ne suis pas certain qu’elles donnent des carnets de reçu, sinon ce sont des statistiques, des listes qu’elles ont et à partir de là, elles pourront savoir à peu près combien les établissements doivent verser. Maintenant, si les établissements n’arrivent pas à faire rentrer les fonds, ils doivent se justifier. Peut-être en cours d’année, il y a des élèves qui ont eu des dispenses pour des cas sociaux. En ce moment, les Affaires sociales donnent un papier qui fait office de dispense que le ministère signe. Je ne sais pas ce qui se passe dans la pratique. J’ai été moi-même proviseur, je ne prenais pas de quittancier. J’avais mes listes et devant les noms de chaque élève, je mettais la date à laquelle l’élève a payé que je présente quand il y a contrôle. C’est une organisation qui n’est pas en fait imposée ».

Mais en réalité, est-ce que le ministère doit rester à l’écart de ce qui se passe dans la gestion des établissements ? La réponse serait négative étant donné que c’est lui qui est le premier responsable charge du secteur des Enseignements primaire et secondaire. Et du coup, il est censé être au parfum du circuit d’acheminement des frais de scolarité. En plus, sur les reçus, c’est son nom qui est mentionné au premier plan. Soit il n’est pas « maître dans sa propre maison », pour parler comme Sigmund Freud, sinon il serait complice du manque de transparence, dans la gestion des frais de scolarité au niveau du secondaire et dont certains profitent agréablement.

L’Alternative



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