Des mouvements d’humeur des élèves suite aux grèves répétitives à l’augmentation des prix des produits pétroliers, sans oublier la répression meurtrière des manifestations de rue qui s’en sont suivies, les Forces Démocratiques pour la République (FDR) ne sont pas restées indifférentes. Les FDR se prononcent par le biais de Jean-Emmanuel GNAGNON, Secrétaire National chargé à la Communication.

Bonjour Dr, c’est vrai que votre parti, les FDR, a sorti un communiqué condamnant l’augmentation des prix des produits pétroliers, mais dites-nous, votre sentiment au lendemain de cette mesure impopulaire prise par le gouvernement.

Je vous remercie. Vous savez, il n’est un secret pour personne que la situation sociopolitique de notre pays est des plus désastreuses, marquée par la mal gouvernance, le refus de faire les réformes, la cherté de la vie, l’impunité, etc.

Malheureusement, c’est dans ce climat de malaise et de mécontentement généralisés que le gouvernement, comme pour narguer les Togolais, a pris la malencontreuse décision d’augmenter le prix du carburant, la deuxième augmentation en moins de deux mois.

Et face à la réaction légitime d’une population aux abois, il a décidé d’utiliser la répression violente pour étouffer les manifestations spontanées qui ont éclaté le 28 février 2017 en plusieurs endroits de la ville de Lomé. Aux FDR, nous condamnons avec la plus grande fermeté ces violences qui ont entrainé un mort et de nombreux blessés. Nous exprimons nos condoléances à la famille éplorée et nos compassions aux blessés.

Quelle est votre réaction par rapport à cette énième violence exercée par nos forces de l’ordre contre des manifestants à mains nues ?

Nous déplorons l’usage disproportionné de la force par les agents de sécurité, qui a entrainé la mort du compatriote. Les FDR exigent que les auteurs de ces violences soient arrêtés et jugés. Les FDR rappellent au gouvernement que seul le peuple est souverain et il ne peut être éternellement dirigé par la répression et la force.
Et nous exhortons enfin le gouvernement à prendre des dispositions qui s’imposent afin de recréer les conditions de la paix et de la stabilité dans notre pays.

Des mouvements d’humeur se poursuivent à l’intérieur du pays, ceci lié à la récurrente question de la grève des enseignants. Votre réaction...

Effectivement, la question des enseignants est devenue une histoire de tous les jours, parce que le gouvernement de Lomé aime trop entretenir et faire perdurer le paradoxe. On a promis dans ce pays les états généraux de l’enseignement mais jusque-là rien n’est fait. Pourquoi ne peut-on pas appeler les gens, s’asseoir et discuter sans ambages ? Les revendications des enseignants sont justes et légitimes ! Mais, voyez-vous, combien de fonctionnaires avons-nous même dans ce pays pour qu’on ne puisse pas garantir des conditions de vie et de travail à ces derniers ? Nous sommes dans un pays de 7 000 000 d’habitants dont 80% sont dans les champs et à peine 50 000 personnes dans la fonction publique. Où se trouve le problème ?

Alors que nous avons beaucoup de centres de profit que sont le port, l’OTR, la SNPT, l’aéroport, et d’autres secteurs générateurs d’importantes ressources. Nous avons l’impression que notre pays est dirigé par improvisations où on choisit de favoriser malheureusement la corruption, la gabegie, la concussion et des crimes économiques en toute impunité. Il faut qu’on cesse de se moquer des citoyens. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités !

Les FDR tiennent encore à saluer la détermination des populations togolaises qui ne doivent pas faiblir dans leur fermeté quant aux mesures impopulaires que le gouvernement est réputé prendre à chaque occasion. Nous devons garder la même détermination pour amener le gouvernement à opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles afin de créer une nouvelle dynamique sociale dans notre pays. Il est temps de recréer l’espoir ! Je vous remercie.


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