Togo : Les évenements de la répression barbare sur le Campus de Lomé

FAURE GNASSINGBE , IL FAUT LAISSER LES ETUDIANTS TOGOLAIS EN PAIX

40 mois d’emprisonnement dont 20 mois ferme. C’est la peine requise par le Procureur du Tribunal de Dapaong contre les jeunes arrêtés et détenus suite aux violences survenues dans l’affaire des aires protégées à Mango, dans la Préfecture de l’Oti. Les présumés coupables ont comparu ce matin, mais le délibéré est renvoyé au 03 mars prochain.

Dans les plaidoiries, la défense dit avoir soulevé trois objections dans cette affaire qui a conduit aux interpellations en novembre 2015.

D’abord, selon Me Dodji APEVON, avocat de la défense, ce dossier des aires protégées a été mal ficelé. « Si ce dossier nous a conduits jusqu’à ce matin, c’est que quelque part au niveau du gouvernement, les choses n’ont pas été bien faites. Donc, en termes de responsabilité, il faut commencer par là. La première responsabilité incombe à certains membres du gouvernement qui ont géré ce dossier  ».

Ensuite, certes, la défense déplore les violences enregistrées avec à la clé des pertes en vies humaines. Il s’agit notamment de huit (08) morts, de plusieurs blessés et de nombreux déplacés vers d’autres localités voire dans les pays voisins. Mais, elle estime qu’il « faut avoir le courage de juger les forces de sécurité qui ont commis aussi des violences gratuites sur les populations ». Car, prévient Me APEVON, « si on ne le fait, ça va être deux poids deux mesures ».

Enfin, concernant les présumés coupables, l’avocat de la défense évoque qu’ils avaient « réagi au nom de la communauté ; ils ont pensé que c’est leur devoir de le faire, même s’il y a eu dérapages et que finalement ces dérapages ont causé des pertes en vies humaines  ». Pour cela, Me Dodji APEVON dit avoir invité le Juge à comprendre que « pour la paix à Mango et compte tenu du fait qu’ils (les présumés coupables) ont défendu l’intérêt de la communauté, nous pensons que les 15 mois qu’ils ont passés en détention sont largement suffisants pour qu’on les mette en liberté ».

En attendant le délibéré le 03 mars prochain, Me APEVON se dit confiant quant à une issue favorable de cette affaire. « Je pense que pour la paix, le Juge a écouté nos plaidoiries et il fera en sorte que dans une semaine, nos clients puissent recouvrer leur liberté », a-t-il souligné.

Freedom DZODZI
T228



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