Togo: Entités togolaises identifiées comme « alignée sur Faure Gnassingbé »et/ou considérée comme un agent satellite d’UNIR



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EMMANUEL MACRON SUR LA CRISE TOGOLAISE "La conservation longue du pouvoir sans processus électoraux, sans cadre de pluralisme n'est pas une bonne chose"


Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise

« Si l’Histoire était d’une quelconque utilité, si elle servait d’exemple aux générations futures, elle ne se répéterait pas inlassablement » (Camille de Peretti, Nous sommes cruels)

Il y a une semaine, Blaise Comaporé était encore président du Burkina Faso et était obnubilé par son projet de faire sauter le verrou de la limitation du mandat présidentiel afin de s’offrir au moins trois mandats supplémentaires. Tous ses organes de sens étaient bouchés. Il n’écoutait que lui-même et tous ceux qui le soutenaient dans cette aventure périlleuse. N’a-t-il pas dit aux Etats-Unis d’Amérique et à la France d’aller se faire apprécier ailleurs quand ceux-ci avaient tenté de le raisonner ?

Et dans l’éditorial intitulé « Bienvenue à bord avec le capitaine Blaise » de mardi dernier, nous avons prédit qu’il fonçait tout droit dans le mur. Comme il avait eu à le dire, quelques années plus tôt, à un certain Mamadou Tandja du Niger. Quatre jours de manifestations ont suffi pour faire échouer ce projet de modification constitutionnelle et bouter hors du Burkina Monsieur le médiateur sur la terre et dans les cieux. C’est à l’honneur de tout le peuple burkinabé qui s’est battu pour ses droits et qui vient d’envoyer un message à tous les pays où les dirigeants sont tentés par le phénomène de la longévité au pouvoir.

En réalité, Blaise Compaoré avait toutes les clés en main pour rentrer dans le cercle fermé des présidents africains ayant quitté le pouvoir au terme de leur 2ème mandat. Son « frère et ami » français, François Hollande, lui aurait pourtant tendu une jolie perche s’il avait respecté la légalité constitutionnelle jusqu’au bout : « A cet égard, le Burkina Faso pourrait être un exemple pour la région si, dans les mois qui viennent, il avançait lui aussi dans cette direction en évitant les risques liés à un changement consensuel de Constitution. Vous pourriez alors compter sur la France pour vous soutenir, si vous souhaitez mettre votre expérience et vos talents à la disposition de la communauté internationale ». Ce qui lui aurait permis d’être actuellement aux affaires et d’organiser sereinement sa succession pendant les 12 mois qui restent. On aurait également pu faire économie de ces pertes en vies humaines sans oublier les nombreux blessés ainsi que la longue liste de dégâts matériels. Mais l’enfant terrible de Ziniaré avait ses raisons que le peuple burkinabé ne connaissait pas. Aujourd’hui, il a tout perdu, obligé de prendre la clé des champs comme un vulgaire individu. Quelle triste fin pour ce grand homme qui était régulièrement sollicité dans les conflits en Afrique de l’Ouest !

Ce qui s’est passé dans le pays des hommes intègres doit amener tous les dirigeants africains tentés par le virus de la modification constitutionnelle et de la longévité au pouvoir à réfléchir. Aussi, la mobilisation des Burkinabé va-t-elle doper tous les peuples épris de changement et d’alternance au pouvoir. Mais il est important que Faure Gnassingbé qui est train de boucler ses deux mandats de cinq ans à la tête du Togo, tire des leçons des tribulations de son mentor. Il doit réparer le péché de son père en revenant à l’esprit de la Constitution de 1992. Ce qui signifie qu’il doit opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles prescrites par l’Accord politique global (APG) et les recommandations de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Il pourrait ensuite rentrer dans l’histoire en décidant de ne pas se porter candidat à l’élection présidentielle de l’année prochaine. Un acte qui ennoblirait la famille Gnassingbé. Premier ancien président du Togo qui vit, il pourrait être utile à l’humanité toute entière, car il y a toujours une vie après le pouvoir. Ne dit-on pas que le rêve est permis ? C’est donc à lui de franchir le pas en évitant d’emprunter celui qui conduit au trou du rat.

Zeus AZIADOUVO

Liberte Togo



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