Les Togolais veulent la démission du Ministre Yark Damehane

Il est incapable de maintenir la paix et la sécurité au Togo

SELON YARK DAMEHANE , LE MENTEUR, LE TUEUR, L'INCAPABLE
"Des armes venues d'ailleurs découvertes aux mains des manifestants"


(Rétablir la vérité)

Le 6 février dernier, sur décision de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) les fréquences attribuées au Groupe SUD MEDIA et qui sont utilisées par la télévision LCF et la radio CITY FM, ont été retirées par l’ART&P parce que la procédure légale pour l’octroi de ces fréquences n’a pas été respectée par les promoteurs au départ. En clair, pour obtenir une fréquence, il faut d’abord et nécessairement une autorisation dûment signée par la HAAC. Il se trouve, selon toutes les vraisemblances, suite aux informations que nous avons réunies de sources concordantes et sûres et sur la foi de tous les recoupements d’usage, que le Groupe SUD MEDIA ne possède pas cette Autorisation exigée par loi. C’est donc là le hic. Que s’est-il donc passé ?

Tout ce que nous avons ouï-dire et sans aucune preuve, c’est que l’ancien Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Pascal BODJONA, serait l’actionnaire majoritaire et que son épouse, par ricochet, est propriétaire du Groupe SUD MEDIA. Là surtout, il y a problème. Nous y reviendrons en temps opportun.

Pour notre part, nous savons que M. BODJONA, Directeur de Cabinet au moment de la création de LCF, avait piloté le projet.

A ce niveau, il faut préciser qu’il y a nuance. Etre chargé du pilotage d’un projet est une chose. En être le propriétaire c’est-à-dire le bailleur de fonds en est une autre.

Si donc, M. BODJONA chargé du pilotage du projet n’a pas fait les choses dans les règles de l’art, c’est qu’il a usé de passe-droit. Sur ce point, rappelons que le président de la HAAC d’alors s’appelait Philippe EVEGNON. Il lui appartenait de réagir immédiatement pour remettre l’ouvrage à l’endroit c’est-à-dire rétablir la légalité. L’a-t-il fait, oui ou non ? Il est donc interpellé pour éclairer l’opinion afin de  couper court aux polémiques, à la controverse et à la surenchère.

Si nous voulons faire éclater la vérité, nous avons le devoir d’interroger les acteurs, notamment les responsables de l’ART&P pour tirer les choses au clair. Qu’ils nous disent comment et sur quels critères ils ont, libéré les fréquences.

Malheureusement, à quoi assistons-nous ? Pêle-mêle, à une levée de boucliers de la part de certaines associations de presse, de la société civile et des partis politiques qui, comme toujours, sont dans leur rôle nocif de récupération. L’instrumentalisation d’un dossier de droit à des fins politiques ne peut que pourrir une situation qu’il faut régler par le droit. Et celui qui peut saisir les Tribunaux pour rétablir son droit et qui est légalement habilité à le faire, c’est le bailleur de fonds (le propriétaire). Personne d’autre ne peut se substituer à lui. Précisons tout de même qu’il avait fallu un investissement qui avoisinait le milliard de Frs. On parlait de 700.000.000 Frs. Ce n’est pas rien. Rien ne peut se faire en dehors de celui qui a apporté les fonds. BODJONA doit s’expliquer puisqu’il a piloté le projet. S’il choisit de se taire, c’est qu’il veut entretenir le flou. Alors, il faut poser la question rituelle : à qui profite le crime ? Dans ces conditions, si le silence persiste, on est fondé de dire qu’il est un USURPATEUR. Car, en définitive, tout porte à croire qu’il n’est pas le vrai propriétaire. C’est le nœud du problème. Nous sommes prêts à crever l’abcès le moment venu si c’est nécessaire.

En l’espèce, ceux qui parlent de fermeture font un abus de langage. On a retiré les fréquences. A notre avis, cet acte est conservatoire et doit permettre d’apporter la lumière et de situer les responsabilités. Il ne sert à rien de verser dans l’alarmisme et de crier au loup.

Nous devons donc mettre la balle à terre et dépassionner le débat. Et surtout éviter la politisation à outrance. Ceux qui montent au créneau pour défendre le bien d’un propriétaire qu’ils ne connaissent pas et qui parlent de règlement de compte sont dans une posture politicienne qui ne peut que nuire.

En ce qui concerne nos confrères qui travaillent dans ces organes, nous leur exprimons notre confraternité et notre solidarité mais, nous devons savoir raison garder pour ne ps compliquer une situation déjà complexe.

Ceux qui s’en prennent à l’actuel président de la HAAC, M. Pitang TCHALLA, se trompent de cible. Ce dossier était bel et bien sur la table de feu Kokou TOZOUN avant sa mort. Ce n’est donc pas Pitang le va-t’en guerre.

S’agissant justement de ce dernier, ceux qui l’accusent de faire entrave à la liberté de la presse sont ceux-là qui, toujours, tirent avant de viser. Ils ont déjà oublié que Pitang TCHALLA, alors Ministre de la communication, était la cheville ouvrière de la dépénalisation du délit de presse au Togo. Il avait joué un rôle clé puisqu’il a persuadé feu EYADEMA d’agir. Pitang TCHALLA est un homme de conviction. Il aime dire haut ce que beaucoup pensent bas, mais il n’a pas été et ne sera pas un pourfendeur de la presse ni un prédateur de la liberté de la presse. Nous en sommes sûrs parce qu’il est un journaliste dans le sang.

Au Togo, nous voulons toujours une chose et son contraire à la fois. Autrement, nous ne pouvons  pas vouloir l’Etat de droit et réagir de façon aussi primesautière face à un dossier de cette nature. Certes, la fermeture d’un média fait toujours mal. Mais les médias ne sont pas au-dessus de la loi.

Tout récemment, nous avons assisté les bras croisés au licenciement de près de 1000 employés par le Groupe CECO. Ceux-là aussi sont des Togolais. Et alors ?

Tous ceux qui s’en donnent à cœur joie sur les réseaux sociaux doivent savoir qu’ils font plus de tort que de bien à notre pays.

Togolais ! Soyons sérieux si nous voulons être crédibles. Nous devons toujours et en toutes circonstances, privilégier la réalité des faits et taire nos sentiments partisans.

Ce que la HAAC a fait est légal. Nous avons l’obligation morale d’en connaître les dessous et nous sommes à l’oeuvre. Ceux qui se proposent de marcher vont mettre l’huile sur le feu. Nous devons d’abord identifier le bailleur de fonds et tout rentrera dans l’ordre. C’est aussi simple que cela. Cessons de nous agiter inutilement.

Rodrigue



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