En 2013, alors même que l’on venait à peine de tourner la page de l’année 2012 et que l’on entrevoyait la nouvelle année avec sérénité et toutes les bonnes choses que l’on pouvait souhaiter, c’est un incendie criminel qui vient mettre fin aux espoirs de plusieurs milliers de Togolais en ravageant le bâtiment central du Grand marché de Lomé (le 12 janvier) et celui du grand marché de Kara (le 10 janvier). Pour le 4ème anniversaire de ce triste évènement, l’ANC (Alliance Nationale pour le Changement), en conférence de presse hier mardi n’a pas oublié les détenus et les victimes de ces incendies.
Dans une déclaration liminaire en ouverture de cette rencontre avec la presse, le Secrétaire national, chargé de la communication à l’ANC, Eric Dupuy, a fait comprendre qu’ « à ce jour, aucune enquête sérieuse et crédible n’a été diligentée pour identifier les causes et situer les responsabilités d’une telle catastrophe ». Aussi a-t-il indiqué que « plutôt soucieuse de décapiter l’opposition et de neutraliser la mobilisation populaire, les autorités togolaises se sont empressées d’incriminer sans discernement et d’arrêter plusieurs dirigeants et militants des partis de l’opposition ainsi que des organisations de la société civile ».
Outre la demande de libération sans condition de tous les détenus dans cette affaire, on constate dans la suite des exigences du parti au symbole des mains dont les chaines sont brisées par une bougie allumée dans un fond orange, couleur du parti, la réclamation d’une levée des inculpations qui planent sur les personnes inculpées, le libre retour des exilés, et aussi l’ouverture d’une enquête indépendante pour établir la vérité dans cette affaire.
Le parti de Jean-Pierre Fabre justifie sa démarche par le fait que « les personnes arrêtées sont torturées et l’une d’entre elles trouve la mort en détention. Aujourd’hui encore, alors que la prétendue instruction est close et qu’aucun procès n’est annoncé, un député et une dizaine de jeunes croupissent toujours en prison. Certains dirigeants et militants, mis en liberté provisoire, sont l’objet d’inculpations arbitraires et placés sous contrôle judiciaire. D’autres sont contraints à l’exil ».
Pour rappel, dans le cadre de cette affaire des incendies, plusieurs leaders de l’ANC sont également sous le coup d’une inculpation mais bénéficient d’une liberté provisoire.

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