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« L’impudence est facile à définir : il suffit de dire que c’est une profession ouverte d’une plaisanterie outrée, comme de ce qu’il y a de plus honteux et de plus contraire à la bienséance » (Jean de La Bruyère, Les Caractères)

 

            Ce mois d’octobre est décrété par le gouvernement togolais « mois du civisme et de la citoyenne » après une manifestation grandiose organisée le 3 octobre dernier au Palais des Congrès. L’initiative est fort louable. Mais le hic, c’est qu’elle est portée par des gens qui ont horreur de la vérité, qui n’ont pas réussi à subjuguer les réflexes du parti unique et qui, par-dessus tout, n’ont aucun égard pour leurs concitoyens. Dans ces conditions, difficile de donner le bon exemple. Avec leur dernière sortie sur la Force spéciale élection présidentielle 2015 (FOSEL), le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Gilbert Bawara et sa collègue de la Communication, des Arts, de la Culture et de la Formation civique, Kouméalo Anaté viennent de confirmer que le civisme reste l’affaire des autres.

            En effet, plusieurs décisions ont été prises au conseil des ministres du 9 octobre 2014. Rappelons que Faure Gnassingbé a officialisé ce jour-là la militarisation du pays et promu des haut-gradés qui, en principe, devaient être entendus dans le cadre de l’enquête sur le braquage de l’aéroport de Lomé. En plus, il a été annoncé la création de la FOSEL qui est placée sous la supervision de la CENI et sous le commandement du ministère de la Défense au lieu de celui de la Sécurité. Une première dans l’histoire électorale de notre pays. Mais comme il fallait s’y attendre, cette décision n’a pas échappé aux critiques dans les médias et aux condamnations de la part des partis politiques et des organisations de la société civile. Et deux semaines plus tard, c’est le ministre de l’Administration territoriale qui a déclaré sur une chaîne de radio que la FOSEL n’est jamais placée sous le commandement du ministère de la Défense, mais bien de celui de la Sécurité et que ce qui a été dit après le conseil des ministres du 9 octobre, était un lapsus. Dans la continuité de cette opération de rattrapage, c’est sa collègue de la Communication qui s’est invitée jeudi dernier au journal de 20h sur la TVT afin de répondre aux questions sur le civisme. Mais cet exercice était juste un alibi pour essayer de faire acte de contrition à la suite du péché commis dans la création de la FOSEL. Au lieu de dire la vérité aux Togolais, « mois du civisme et de la citoyenneté » oblige, la ministre s’est blottie derrière une prétendue erreur qui se serait glissée dans le communiqué. Une façon de banaliser un problème très sérieux.

            Qu’est-ce qui garantit qu’après leur sortie médiatique, la FOSEL sera replacée sous le commandement du ministère de la Sécurité ? L’avenir nous le dira. Cependant, la démarche la plus civilisée veut que ce soit à l’issue d’un autre conseil des ministres qu’on rende public un communiqué rectificatif, surtout que celui du 9 octobre est publié dans « Togo-Presse » avec le fameux « lapsus ». Ainsi, tout citoyen qui veut consulter un jour les archives, saura qu’il y a eu une erreur qui a été rectifiée. Mais ce que Bawara et Anaté viennent de faire reste une belle blague. On ne gère pas les affaires de l’Etat comme une amicale des ressortissants de Tchébébé à Lomé. Trêve de plaisanterie !

Zeus AZIADOUVO

Liberte Togo



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