Togo: Entités togolaises identifiées comme « alignée sur Faure Gnassingbé »et/ou considérée comme un agent satellite d’UNIR - Par CVU



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Par CODITO


Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise



À Lomé, les travaux du dialogue politique entre pouvoir et opposition démarrent ce 19 février, après l’ouverture officielle, jeudi 15 février.
Plusieurs personnalités de l’Église catholique ont proposé des solutions pour une sortie durable de la crise politique qui s’est accentuée depuis six mois.

Depuis août 2017 au Togo, des milliers de personnes manifestent à l’appel d’une coalition de 14 partis politiques pour réclamer le retour à la Constitution de 1992 et le départ du président Faure Gnassingbé. Depuis plusieurs semaines, à divers niveaux, des chrétiens ont donné des orientations pour une sortie durable de cette crise politique.

La Conférence des Évêques du Togo (CET) a, dans une lettre publique datant du 11 février, annoncé une semaine de prière du 16 au 23 février prochain, afin que le dialogue national, qui doit commencer le 15 février, « ouvre des perspectives sérieuses de dénouement de la crise ».

Dans cette lettre signée par le président de la CET, Mgr Benoît Alowonou, l’Église a invité à « un temps de prière intense pour le Togo qui, depuis quelques mois, traverse une crise sociopolitique profonde ». Les évêques ont aussi exhorté les fidèles à être en communion avec le pape François qui appelle à prier le 23 février pour la paix en République Démocratique du Congo, au Sud-Soudan et dans le monde, afin de « solliciter de Dieu, la conversion des cœurs, surtout de ceux qui détiennent le sort de ces pays [et du nôtre] et de ceux qui en sont impliqués d’une manière ou d’une autre ».

L’archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Kpodzro, s’est, lui aussi, prononcé sur la crise, appelant à la « réhabilitation de la Constitution de 1992 dans son intégralité, avec toutes ses implications juridiques, et des élargissements enrichissants si nécessaire ».

Du départ de Faure Gnassingbé

Cet appel a été lancé au cours d’une conférence de presse qu’il a organisée à Lomé, le 14 février. Lors de cette rencontre avec la presse, Mgr Kpodzro a précisé que sa déclaration « suppose que le chef de l’État finisse complètement, convenablement et dignement son mandat actuel, et accepte de ne plus se représenter aux élections de 2020, ce qui sera tout à son plus grand honneur ». Dans sa longue déclaration, cet évêque a recommandé aux partis politiques et aux organisations de la société civile, « le culte de l’intérêt et du bien communs, au lieu de l’esprit partisan du ʺmoi ou rienʺ dont ils nous ont fait la démonstration jusque-là ». Très connu dans la vie politique du pays, Mgr Kpodzro avait présidé la Conférence nationale organisée en 1991 pour résoudre la crise sociopolitique qui secouait alors le pays.

Le père Pierre Marie-Chanel Affognon, aumônier national des cadres catholiques du Togo, est également intervenu sur le sujet. Dans un message adressé aux cadres politiques catholiques et aux acteurs du dialogue politique de février 2018, il a déclaré qu’il est « urgent pour chaque cadre, homme ou femme politique catholique, et pour tout homme et toute femme de bonne volonté, de prendre sa responsabilité en s’engageant davantage pour la paix sociale qui passe nécessairement par la justice sociale, l’État de droit et la démocratie ».

Pour un dialogue politique dans la vérité
« L’amour de la vérité ne doit jamais quitter la discussion politique qui s’ouvre », a-t-il ajouté avant d’encourager les participants du dialogue « à renoncer aux chemins de mensonge, d’orgueil, d’égocentrisme et de mort qui ont jusqu’ici déstabilisé notre vivre ensemble ainsi que le développement intégral de notre pays ».

Le prêtre togolais, par ailleurs directeur national de l’enseignement catholique, a recommandé aux politiques la lecture et la prise en compte de la doctrine sociale de l’Église, dans la gouvernance du pays. « Vous ne pouvez plus mettre une cloison étanche entre votre vie de foi et vos engagements ou responsabilités politiques », a-t-il indiqué aux cadres catholiques avant de les convier à ne pas baisser les bras, car l’avenir du Togo repose aussi sur leurs épaules.
Charles Ayetan (à Lomé)


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