octobre 21, 2018
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Le Collectif pour la Vérité des Urnes s’indigne à nouveau !

Un citoyen togolais, un moine a été lâchement tué dans la région de la Kozah, au nord du Togo. Comment ? Arrosage d’essence frelaté et allumage d’un brasier humain ? Par qui ? Des milices de destruction ciblée par immolation ! Sur ordre ? Assurément ? De qui ? Quelle question au Togo où règne l’impunité !!!

1. Le calvaire du feu « apprenti Moine Frère Hilaire PALOUKI » : un Héros togolais
Feu Frère Hilaire Palouki était un ancien professeur d’histoire et de géographie. Suite à une décision personnelle et vraisemblablement l’appel de Dieu, il a été admis au Monastère de l’incarnation d’Agbang 1 dans le canton de Kpézindé dans la préfecture de la Kozah. Il y menait sereinement et en harmonie avec Dieu, une vie de préparation à la vie de Moine et attendait sa consécration dans les mois à venir. Les « apprentis moine » sont dénommés des « frères ». Malheureusement, des éléments incontrôlés d’un système de sécurité togolais déviant est passé par là. Faire croire qu’il s’agit de « bandits de grands chemins » qui ne dérobent rien sur celui qui n’a en tout et pour tout sur lui que ses habits civils et ses chaussures n’est pas recevable en termes de crédibilité.

C’est donc le 27 août 2018, alors que Frère Hilaire Palouki retournait au Monastère après avoir passé un week-end dans sa famille dans la région de Kara, à Bohou, qu’il a été attaqué sauvagement. Par surprise, trois individus se sont joints à lui lorsqu’il était proche d’une petite rivière. Ils avaient échangé sur la pluie et le beau temps pendant quelques minutes. A l’arrivée devant la petite rivière, Frère Hilaire Palouki a enlevé ses chaussures pour traverser et c’est à cette instant qu’il a senti un liquide froid dans son dos. Il venait d’être arrosé d’essence. Personne ne sait s’il s’agit d’une, de deux ou des trois inconnus qui lui ont versé de l’essence sur le corps et y mis le feu immédiatement. Le temps de se retourner, le feu était devenu un brasier et Frère Hilaire Palouki, le futur moise brûlait avec des douleurs atroces sur l’ensemble du corps. Les trois assassins semblent avoir assisté à l’immolation d’un futur « moine » pour des raisons inconnues à ce jour. Mais dans cette partie du Togo, les sacrifices humaines surtout des « hommes de Dieu » n’est pas à écarter, surtout qu’il s’agit souvent d’opérations télécommandées, payées d’avance avec des individus zélés, souvent sous l’emprise de drogues facilitant l’amnésie et l’image des crimes. Une pratique régulière au Togo que l’omerta institutionnalisée et la peur ont refoulé dans l’inconscient des uns et des autres comme une fatalité.

Même certains grands journaux dont certains journalistes se targuent d’être des « excellents investigateurs dont la réputation ne dépasse pas les frontières du Togo » et qui sont en réalité des diffuseurs de désinformation, d’affabulations, et de manipulations des consciences fondées sur des absences notables d’éléments probants et convaincants devant les tribunaux, font preuves aussi d’amnésie sur de telles crimes opérés en plein jour tout près de Kara, au Togo.

Frère Hilaire Palouki a passé toute la nuit du 27 au 28 août brûlé à plus de 80 %, sans assistance blotti dans un tronc d’arbre, afin ne pas être considéré comme le repas d’un animal sauvage. C’est à l’image du prophète Esaïe de l’ancien testament de la Bible 2.

Ce n’est que le lendemain matin qu’il fut découvert par des habitants du coin et transféré à l’hôpital chinois de la zone pour des soins. « L’hôpital Chinois » est le nom donné à un établissement hospitalier par les habitants de la ville de Kara, au nord du Togo. Cet hôpital a été inauguré en 1994 par la Chine dans le quartier de Tomdé C’est en 2001 que l’hôpital change de statut pour devenir un centre hospitalier régional (CHR) mais la mise à niveau des équipements et les subventions n’ont pas suivi alors que les malades eux ne faisaient qu’augmenter 3.… Les autres frères et les moines Monastère de l’incarnation d’Agbang ainsi que tout le personnel de l’hôpital et sa famille n’ont ménagé aucun effort pour lui porter assistance. Mais avant que la mort ne l’emporte, c’est dans cet l’hôpital qu’il a pu parler malgré la gravité de ses blessures.

Sur recommandations des médecins, il fut transféré à bord d’une ambulance médicalisée avec un anesthésiste à bord vers Lomé mais malheureusement il n’y arrivera jamais et c’est à Tsévié qu’il rendit l’âme.

D’après le témoignage de Frère Hilaire avant sa mort, les trois inconnus avec qui il a cheminé quelques centaines de mètres paisiblement ne lui ont pas laissé percevoir un moindre signe d’inquiétude, ni de menace, encore moins d’animosité envers lui jusqu’au moment où il a senti l’aspersion de l’essence et qu’il a vu le feu l’immoler.

Frère Hilaire Palouki est mort pour sanctifier le Togo. Que chacun ait une pensée pour lui.

2. LA RESPONSABILITÉ D’UN SYSTÈME D’INSTRUMENTALISATION DU SILENCE POUR TUER EN SILENCE
Nommé Ministre de la Sécurité et de la Protection civile en juillet 2012, le Ministre, Damehane Yark, ex-Colonel de gendarmerie fut promu en avril 2018 par Faure Gnassingbé au grade de Général de Brigade des Forces armées togolaises (FAT) en même temps que le Chef d’État-major général des FAT, Félix Kadangha promu au rang de Général de Division avec le Colonel Komlan Adjitowou se hisse au rang de Général de Brigade 4.

Le problème est que depuis les élections frauduleuses et usurpées de 2005 où le sang du Peuple togolais a été versé ave plus de 1200 morts, le niveau de sécurité des personnes et de biens au Togo s’est dégradé. Déjà en 2017, la Banque mondiale constatait que le niveau de gestion des institutions et des services publics au Togo est en-dessous de la moyenne mondiale et se situe au même niveau que le Nigeria ou la Zimbabwe, à savoir 2,8 sur une échelle de 1 à 6 5. Le Bénin avec 3,3, le Burkina Faso avec 3,4 et la Ghana avec 3,6 témoignent à l’envi qu’un système démocratique reposant sur la vérité des urnes contribue à une saine et efficace gestion des institutions, des services et des entreprises publiques.

Des personnalités qui sont placées à la tête de la sécurité intérieure comme Mr Damehane Yark reçoit ses ordres directement de l’actuel « Président » du Togo, Faure Gnassingbé qui cumule le titre de Chef suprême des Forces armées togolaises et Ministre de la Défense. Le problème est que tout ce beau monde s’est organisé pour institutionnaliser l’omerta ou le silence des cimetières, c’est selon !

Pourquoi ?

Tout le système de la mouvance présidentielle et son parti RPT/UNIR 6 consiste à envoyer des pauvres innocents, souvent dans des conditions de tortures et de douleurs inouïes, au cimetière. Mais rien ne permet de sortir de ces violations les activités liées à un terrorisme d’Etat ou au blanchiment d’argent, voire de non déclaration des recettes de hydrocarbures produits par le Togo, etc. Alors les crimes à l’encontre de citoyens togolais anonymes sont en augmentation et ne sont pas documentés par des statistiques fiables. On est donc en face que des affirmations politiciennes d’un Etat détenant tout le pouvoir exécutif avec des tentacules institutionnalisées par l’absence de séparation des pouvoirs et la mise au pas des institutions de la République. Des questions ne manquent pas d’être posées :

Mais où étaient les responsables de la sécurité et de la Protection civile lors de ce crime signé par des individus télécommandés et lâches ?
Pourquoi les responsables de la communauté ecclésiastique où Frère Hilaire Palouki, à savoir le Monastère d’Agbang dans le canton de Kpézindé dans la préfecture de la Kozah n’ont pas eu le courage de porter plainte ? Sont-ils menacés ou préfèrent opter pour la prière et confier ce crime odieux à Dieu ?
Pourquoi la peur qui a envahi l’ensemble des populations de la région perdure ?
Est-ce à cause de ces milices incontrôlées et impunies que les populations du Nord du Togo souffrent encore plus que ceux du Sud, ce dans un silence douloureux :
Qui décident d’envoyer des jeunes miliciens, -pour parfois moins de 65 000 FCFA (soit approximativement 100 Euro) – pour ôter la vie d’un citoyen togolais ou étranger pour compenser leur propre turpitude existentielle et d’échec dans le système de promotion arbitraire au sein de la mouvance présidentielle et du système de sécurité et de l’armée togolaise ?
Les dirigeants du Togo actuel sont de près ou de loin, directement ou indirectement responsables de crimes, de graves violations des droits de l’homme que la police, la gendarmerie, l’armée, la milice et les magistrats font subir au peuple togolais depuis le mois d’août 2017 sans compter les nombreux crimes antérieurs, connus et moins connus 7.
3. LA GOUVERNANCE DE L’OMERTA AU TOGO : HILAIRE PALOUKI, UNE VICTIME COLLATERALE DE PLUS !

Dans un contexte de remise en cause de la légitimité du pouvoir détenu par le système RPT/UNIR qui s’est imposé à la tête de l’Etat togolais en modifiant unilatéralement la Constitution originale de 1992 et falsifiant les élections afin de légitimer la contre-vérité des urnes, Les abus de pouvoir et de droit ont augmenté et se traduisent sur le terrain, notamment dans les zones reculées du Togo, devenues des zones hors-la-loi, -ou plutôt des zones ou sévissent la loi des milices éradicatrices,- par des vols, des usurpations de terre, de biens, des abus divers, des viols, des assassinats de simples citoyens courageux, déterminés à restés indépendant du pouvoir et témoigner de Dieu, et donc de la vérité, de la justice et surtout de ce qui attend les hors-la-loi dans leur vie de l’au-delà. Ces informations remontent par bribes jusqu’à la Diaspora togolaise, celle restée indépendante des pouvoirs locaux.

Aussi, la responsabilité du Président et de son Ministre de la Sécurité et de la Protection civile doit être engagés pour assassinat d’un citoyen togolais, « frère de son état », défenseur des intérêts de Dieu et donc de ceux du Peuple togolais. Que sa mémoire ne soit pas oubliée !!!

Les obsèques du Frère Hilaire Palouki ont eu lieu à Kara dans le petit village Boyou, le 29 septembre 2018.

Que l’assassinat par immolation télécommandée et en bandes organisées ne reste pas insoluble, impuni, refoulé, toléré et finalement banalisé comme c’est systématiquement le cas à 98 % au Togo.

L’incapacité des autorités togolaises à faire des enquêtes dignes de ce nom et apporter la preuve de leurs allégations sur les bouc-émissaires choisis ici et là, comme dans le cas des incendies des marchés de Kara et de Lomé, témoignent encore de l’incompétence et en fait, de l’institutionnalisation de l’abus de droits et de pouvoirs dans ce pays. Mais, c’est normal ! Il n’a pas de séparation de pouvoirs au Togo. Les institutions, même avec des individus les plus éthiques, ne peuvent agir au service des populations, encore moins au service du respect du droit pour tous.

Est-ce à dire que ces institutions ne fonctionnement pas ? Pas du tout ! elles fonctionnement, sauf que c’est au service de la majorité présidentielle sur fond de protection de milices criminelles payées pour faire les basses besognes. Même des bandes de journalistes incompétents, membres de groupes ésotériques fondés sur l’impunité participent indirectement à ce jeu macabre. Leur conscience a beau sonner l’alarme. Rien n’y fait. L’attrait de l’argent et du gain facile, y compris sur le dos d’affirmations sans preuves tangibles et de bouc-émissarisation de victimes à qui on interdit le droit de réponses permettent de faire perpétuer la gouvernance de l’omerta au Togo.

4. LE CULTE DE L’HOLOCAUSTE IMMOLÉ PAR TÉLÉCOMMANDE PAR DES COMMANDITAIRES LÂCHES
« Tu ne tueras point » … Un commandement divin… Mais en Egypte ancienne, ce commandement était suivi d’un autre « Tu ne feras pas tuer » … Qui a réécrit les écritures pour faire disparaître ce point essentiel pour la vie en société ? Nul ne le saura jamais. Alors en quoi un « frère du Monastère de l’incarnation d’Agbang » de la région de la Kozah peut-il être une menace pour le système inique de Faure Gnassingbé et ses agents de la sécurité intérieure lorsqu’il circule entre les villages de la région septentrionale du Togo ?

En quoi, un simple futur ecclésiastique à la recherche de l’essentiel et de l’amélioration des conditions d’existence de l’autre peut-il devenir une menace pour les responsables du ministère de la Sécurité et de la Protection civile ? De quelle sécurité et de quelle protection civile le récemment promu « Général » Damehane Yark, est-il responsable ?

La réponse promulguée régulièrement est d’ailleurs toujours la même : « on n’est pas au courant » … Ce sont des groupes ou des milices qui ne sont pas ou plus sous la responsabilité de l’Etat… Ce sont « des bandits de grands chemins » comme il en existe partout dans le monde… Sauf que le frère Hilaire Palouki aurait, vraisemblablement, servi d’holocauste pour des cérémonies ésotériques permettant de prolonger la longévité au pouvoir de certains.

Personne ne veut y croire ! Pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence, comme au demeurant tous les membres de la famille proche et éloignée, que le « moine », parent hautement estimé, ami de la Kozah, a été lâchement et par derrière arrosé d’essence frelaté et incendié par des individus parlant le Kabyé et inconnu des habitants et témoins indirects de la région.

Un frère, un citoyen togolais qui se promène avec comme seul bagage, l’annonce du rétablissement de la vérité, de la justice tôt ou tard au Togo, ce à travers les messages bibliques et chrétien, devient une menace pour le régime de Faure Gnassingbé qui n’hésite pas à se rendre au Vatican. Que Dieu puisse laver son innocence dans la sanctification du sol togolais et avec au préalable des ablutions spirituelles et politiques salutaires pour le Peuple togolais.

COMMUNIQUÉ CONJOINT  DU RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDÉPENDANTE (RCDTI) ET

DU COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES TOGO- DIASPORA

La crise togolaise perdure. Les stratégies de l’opposition se sont enlisées depuis l’entrée de la C14 en conclave illimitée avec le régime sous l’égide de la CEDEAO. Les 14 partis coalisés ont troqué l’arme de la pression populaire contre le costume-cravate et le langage policé et révérencieux pour combattre la dictature la plus féroce du continent. Il faut dès lors questionner cette stratégie, évaluer ses chances de succès et envisager d’autres moyens plus adaptés pour arracher l’alternance pour le peuple togolais.

La crise togolaise perdure. Les stratégies de l’opposition se sont enlisées depuis l’entrée de la C14 en conclave illimitée avec le régime sous l’égide de la CEDEAO. Les 14 partis coalisés ont troqué l’arme de la pression populaire contre le costume-cravate et le langage policé et révérencieux pour combattre la dictature la plus féroce du continent. Il faut dès lors questionner cette stratégie, évaluer ses chances de succès et envisager d’autres moyens plus adaptés pour arracher l’alternance pour le peuple togolais.

Depuis que la Présidence de la Communauté économique et de développement de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est passée du Togo au Nigéria le 31 juillet 2018 lors de son 53e sommet, le Peuple togolais doit bien constater que les principales revendications ne sont toujours pas satisfaites. Il s’agit principalement :

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