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Indignation et désolation, ce sont là des sentiments exprimés ce samedi par les victimes de la construction de LCT (Lomé Container Togo), au cours d’une conférence de presse à Lomé. Ces derniers (des ex-ramasseurs de sable marin, des ex-maraîchers, restauratrices et servantes…) faisant le point de la derrière rencontre qu’ils ont eu avec deux émissaires de la SFI (Société Financière Internationale), grâce à l’assistance du MMLK (Mouvement Martin Luther King) du pasteur Edoh Komi, n’ont pas caché leur amertume quant à la façon dont la suite de leur dossier et surtout du Plan d’action de réinstallation défini et adopté ensemble avec les tenants dudit projet LCT au Togo, est gérée.

Cette amertume dont il est question, en prenant connaissance de la déclaration de ces expropriés est encore plus grande quand on en vient à constater les déclarations faites le 14 décembre dernier par Seynabou Ba et Marc Thibaut, dépêchés depuis Dakar pour Lomé par ce groupe de la Banque Mondiale, confirment bien les promesses contenus dans le document du Plan d’Action de réinstallation, dudit projet, et laissent constater que presque rien n’a été fait pour soulager les peines de ces centaines de personnes affectées par la construction de la LCT, depuis 2012.

Des dires de ces victimes et du MMLK, « les déclarations n’étaient que la version verbale de tout ce qui était écrit dans les documents des partenaires dans le cadre dudit projet et qui, dans un langage clair, respectait toutes les normes universelles relatives aux droits et à la dignité humaine. En bref, une compilation de tout ce qui a été convenu ensemble ». Pour rectifier le tir, la SFI, partenaire dudit projet de construction de LCT, par le biais de ses émissaires, a promis prendre rapidement langue avec le gouvernement togolais afin les droits de ces personnes expropriées, dont certains sont déjà sous terre alors que d’autres qui sont encore en vie se comparent à des « cadavres ambulants » soient fidèlement respectés.

Revenant individuellement à la situation dans laquelle ces expropriés sont laissés à leur triste sort, alors que la LCT brasse des milliards de F cfa, on constate que seules les femmes chefs d’équipe des ex-ramasseurs de sable main par exemple n’ont eu droit qu’à une avance de 100.000 F cfa, après plus d’un an sans activité ; ce qui n’est pas le cas des restauratrice set des servantes. Sans formation aucune au commerce, l’aide au commerce faite à certaines de ces femmes n’ont été qu’un chaos, alors même qu’au même moment, les hommes pour leur part se verront confronter à un drame socioéconomique et environnemental sur les nouveaux sites de sable financés en leur nom à 250 millions de F cfa, pour leur permettre de poursuivre leurs activités. Quand aux maraîchers, ils accusent le PAL d’avoir refusé de financer, avant même leur départ du site de la plage, l’acquisition en leur nom d’un autre terrain et d’avoir indemnisé seulement entre 227.000 F cfa et 1 million de F cfa, des familles qui n’avaient pas autre lieu d’habitation ; conséquence, nombre d’entre eux sont devenus des sans domicile fixe. Ceci alors qu’au même moment, certains de ces maraîchers qui sont formés pour la reconstitution et la reproduction des mangroves et des tortues marines sont laissés pour compte, au grand bonheur d’autres groupes d’individus qui jouissent allègrement des retombées d’un tel projet.

Et chose curieuse, silence radio sur les mesures d’accompagnement telles « la reconversion et/ou reversement de certains au registre du personnel de LCT, l’appui considérable des activités rémunératrices de certains, le renforcement des capacités d’autres : apprentissage perfectionnement professionnel, appui à l’alphabétisation, formation de tout genre, etc, suivi médical, l’acquisition de terres au nom des victimes par le PAL et le Ministère des Mines ».

Ce sont là des situations alarmantes exposées ce jour à la presse par le MMLK et les victimes qui réclament du Gouvernement, du PAL, de la LCT et des partenaires du projet à honorer fidèlement leurs engagements, inscrits dans le PAR (Plan d’Actions de Réinstallation), la résurrection et la réorganisation du Comité de suivi pour permettre à tous les protagonistes (victimes y compris) d’être représentés et enfin particulièrement à la LCT de revoir le volet concernant les embauches en recrutant certains comme les pelliers quitte à les reconvertir, en chauffeurs, conducteurs de chariots ou grue, agents d’entretien et en privilégiant, au nom de sa responsabilité sociétale de chaque, dans son processus de recrutement les dossiers des victimes du projet de sa construction.

Le MMLK promet assister ces victimes jusqu’à satisfaction de ses doléances.
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