Les agents de la Société des Transports de Lomé (SOTRAL) sont rentrés en grève de soixante douze (72) heures pour compter de ce mercredi ;une grève reconductible disent-ils, si solution n’est trouvée. Une douzaine de revendications sur un fond de méfiance sont à l’origine de ce mouvement d’humeur.

Classification et la grille salariale, statut du personnel de la SOTRAL, paiement des salaires le 08 du mois, le recrutement d’un DRH professionnel, une prime de risque et de responsabilités spécifiques à chaque poste, le suivi-médical périodique de tout le personnel, sont quelques-unes des revendications contenues dans la plateforme.

Au-delà de tout, le nœud du problème, et comme de coutume, c’est l’aspect financier. « Il y a le volet conditions de travail et le volet financier mais il dit que financièrement la société n’est au point pour pouvoir nous satisfaire. Sur ce point ; et c’est ça même le nœud du problème », a déclaré Toyi BEKEYI, délégué général adjoint. « La dernière fois que le préavis a été déposé c’était le 11 mai et c’est le lundi 15 mai que l’employeur nous a appelés pour ouvrir les négociations », a-t-il ajouté.

Toutefois, « au cours des négociations, on n’a pas été convaincu par les propositions faites ; parce que maintes fois quand nous discutons avec lui, il fait des propositions qu’il n’a jamais tenues et donc cette fois-ci nous nous sommes dit que si nous acceptons il va encore nous flouer », déplore Adodo KOEADJO-TASSI, délégué général.

Un autre point qui fâche le personnel de la Société des Transports de Lomé c’est la forme d’approche de solution proposée par l’employeur. M. KOEADJO-TASSI précise que l’employeur « fait des promesses sur condition. Il avait promis que s’il y a subvention en janvier 2018, il va répondre au volet financier donc cela veut dire que s’il n’y a pas de subvention, on n’aura rien ».

Dans les revendications, les employés de la SOTRAL demandent une prime de déplacement pour tout le personnel car, « on ne peut pas comprendre que nous transportons à vils prix et nous-mêmes nous allons nous déplacer cher » ; pire, « jusqu’alors même, on n’est pas encore payé. Celui qui se lève à quatre heures, pour venir au boulot et ne rentrer qu’à 21 heures ou 22 heures, n’est pas encore payé », a-t-il ajouté.

Les agents précisent que cette grève de 72 heures est reconductible si aucune solution n’est trouvée car, « nous voulons vraiment des choses concrètes avant de vraiment lever la grève », a déclaré Toyi BEKEYI.


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