Togo: Entités togolaises identifiées comme « alignée sur Faure Gnassingbé »et/ou considérée comme un agent satellite d’UNIR



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EMMANUEL MACRON SUR LA CRISE TOGOLAISE "La conservation longue du pouvoir sans processus électoraux, sans cadre de pluralisme n'est pas une bonne chose"


Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise
Manifestations des 25, 26 et 28 avril 2018 au Togo



Une Réflexion de Wala Kperkouma

La sortie de notre président Faure Essozimna Gnassingbé dans les colonnes de Jeune Afrique, loin de constituer un non-événement, doit être considérée à sa juste valeur : une opération de charme pour re-embellir la peinture de façade de la démocrature togolaise.

Pour avoir lu et relu cette sortie, je voudrais nous interpeller togolaises et togolais de tout bord, à faire cet exercice de lecture approfondie et appréhender cette sortie sous les plans de la forme et du fond.
Je partage avec vous une synthèse de mon analyse de cette sortie du chef de l’Etat.
Sur la forme il faut retenir trois éléments :
1. la sortie du PR est une opération de charme à l’endroit de l’opinion internationale pour lui prouver la bonne volonté du régime à opérer les réformes et sa disponibilité à tenir le dialogue politique ;
2. au plan national il s’agit d’une action politique pour rassurer les militants et sympathisants de UNIR et ses partis satellites, de sa pleine maîtrise de la crise et surtout de sa reprise en main de la situation ;
3. toujours au plan national, il s’agit de secouer un épouvantail aux visages des militants et sympathisants de l’opposition engagés dans la lutte et les faire douter de leur capacité et celle de leur leader ; et par conséquence semer la confusion, la démotivation et engendrer la démobilisation.

Sur le fond il faut retenir les éléments ci-dessous :
1. le PR en ne citant que deux causes qui expliquent la crise actuelle : politique (les réformes constitutionnelles) et religieux (supposées velléités djihadistes d’imam proche du PNP), occulte le malaise socioéconomique généralisé dans le pays qui suscite la colère de nombreux togolais les poussant à rejoindre et grossir la masse des contestataires dans la rue.
2. le PR oppose la constitution de 1992 à la révision 2002, les considérant comme des lois constitutionnelles faites par des assemblées monocolores antagonistes.  » La constitution de 1992 était une constitution adoptée par une assemblée partisane monocolore. Elle a été rectifiée en 2002 par une autre assemblée monocolore  » dixit le PR. C’est ici que le problème politique du Togo notre pays doit être compris à fond.
Comment peut-on concevoir que le PR considère la constitution de 1992 votée au référendum avec l’appel au oui du feu président Eyadema Gnassingbé président fondateur du RPT comme le fruit d’une adoption par une assemblée monocolore? De deux, quel sens donne le PR au mot « rectifiée » pour qualifier la modification unilatérale de 2002? Il est alors aisé de comprendre que les fondamentaux démocratiques acquis en 92, constituent pour le chef de l’Etat des fautes qu’il a failli rectifier en 2002. En clair la limitation des mandats, le scrutin à deux tours et autres seraient pour le PR des fautes rectifiées en 2002. Ceci met en lumière le vrai visage de démocrature du régime qui gouverne notre pays. Il est par conséquent aisé de comprendre le refus d’opérer les réformes depuis la signature de l’APG en 2006.

3. le dialogue inter-togolais, par les togolais et pour les togolais, voilà le remède préconisé par le PR pour la sortie de crise. Si le principe du dialogue est acquis par toutes les parties, il est fondamental de disséquer le revirement du pouvoir par rapport à la double facilitation du Ghana et de la Guinée. Certes, la diplomatie a joué son rôle depuis Niamey, Abidjan en passant par Accra et Paris. Les déclarations du président Macron et surtout de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO du 16 décembre 2017, aux points 38 et 39 semblent être considérées à tort ou à raison comme des soutiens au pouvoir de Lomé 2. Toutefois il est fondamental de relever que la solution durable de la crise est loin d’être la préoccupation du régime, puisque le PR semble déjà connaître les résultats du dialogue qui est selon lui, le référendum sur lequel devra déboucher le dialogue. Nous devons marteler que le référendum ne constituera pas une solution à la crise.

Après cette analyse, 3 scenarios probables :

1. DETERIORATION DE LA SITUATION POLITIQUE : les deux camps se cramponnent sur leur position et on assiste à un blocage et donc à une aggravation de la crise avec une intensification des manifestations dans tout le pays avec des répressions et lendemains incertains ;

2. LA PAIX DES BRAVES : le peuple maintient la pression, le PR et les leaders de l’opposition en Homme d’Etat convainquent leurs partisans les plus radicaux de la nécessité d’écrire une nouvelle page de démocratisation du pays en discutant sur les conditions d’instauration de la PAIX des braves, la restauration des fondamentaux de 1992, les réformes institutionnelles et électorales pour engager le pays sur la voie du développement socioéconomique.

3. DEMOBILISATION DU PEUPLE : les deux partis cramponnent sur leur position, le peuple ne répond plus aux appels de l’opposition, le mouvement s’essouffle et la démocrature s’enracine de plus belle. Et bonjour les dégâts en terme de répression, de détournement, de népotisme et au finish précarité accentuée dans le pays.
La solution durable à cette crise reste dans les mains du peuple togolais engagé et bien guidé par l’ensemble des leaders quel que soit le bord politique.

Pour nous acteurs du changement il nous faut travailler pour sensibiliser le peuple, renforcer et maintenir la pression de façon pacifique afin d’amener le pouvoir à s’engager sur la voie du scénario 2 porteur d’espoir pour le peuple togolais.

Dieu et nos aïeux bénissent le Togo.

Wala Kperkouma
Citoyen togolais



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