Togo : Manifestations de l'opposition les 13, 14 et 16 décembre 2017



FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

EMMANUEL MACRON SUR LA CRISE TOGOLAISE "La conservation longue du pouvoir sans processus électoraux, sans cadre de pluralisme n'est pas une bonne chose"


Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


À peine investi et son Premier ministre nommé, le président est à Berlin, où il a reçu un accueil chaleureux de la part d'Angela Merkel

Ce sont deux dirigeants heureux qui se rencontrent ce lundi en fin d'après-midi à la chancellerie à Berlin. Emmanuel Macron, qui vient de nommer Édouard Philippe à Matignon, a encore la tête pleine des belles images de sa cérémonie d'investiture dimanche à Paris et Angela Merkel, celles de l'éclatante victoire de son parti, dimanche également, aux élections régionales en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le plus gros Land allemand. Dans les kiosques, la presse allemande affiche leurs deux sourires radieux à sa une.

C'est dans la plus pure tradition que le nouveau président français a choisi Berlin pour le tout premier voyage à l'étranger de son quinquennat. Il rencontre la doyenne des chefs d'État européens : douze ans au pouvoir – quatre présidents français –, et si la dynamique se poursuit jusqu'aux élections fédérales du 24 septembre, Angela Merkel pourrait bien rempiler pour un quatrième mandat. Les deux dirigeants se connaissent depuis le temps où Emmanuel Macron était ministre de l'Économie (août 2014-août 2016). Lors de sa seconde visite à Berlin au cours de la campagne présidentielle, en mars, le candidat d'En marche ! a été reçu par la chancelière, qui est sortie de sa réserve dans l'entre-deux-tours pour lui apporter ouvertement son soutien face à la candidate du Front national Marine Le Pen. Elle fut la première à le féliciter au téléphone le soir de sa victoire le 7 mai. Un enthousiasme que partagent les responsables sociaux-démocrates. Les dirigeants allemands accueillent donc ce lundi leur favori et les médias, leur coqueluche.

« Nouveau départ »
Une rencontre d'une heure en tête-à-tête est prévue en fin d'après-midi, suivie d'un dîner avec leurs plus proches collaborateurs. « L'Allemagne et la France prévoient un nouveau départ », titrait lundi matin la Süddeustche Zeitung. Emmanuel Macron s'y était engagé lors de ses visites de campagne à Berlin : il veut revigorer la relation franco-allemande, faire repartir ce moteur qui s'était enroué durant les mandats de ses prédécesseurs. Avant même le second tour des élections, les conseillers d'Emmanuel Macron ont déjà préparé les dossiers épineux avec leurs homologues au sein du gouvernement allemand. Des initiatives communes sont en cours de discussion sur plusieurs points. Un accord semble bientôt possible sur la défense et la sécurité aux frontières de l'Europe avec la création d'un fonds européen de défense et la mise en place de forces de réaction qui seront capables de parer rapidement à tout danger. Paris et Berlin veulent également renforcer la protection commune aux frontières de l'UE et répartir de façon plus équitable l'accueil des réfugiés. Lors de ses visites à Berlin, le candidat Emmanuel Macron a fait l'éloge de la politique d'Angela Merkel vis-à-vis des réfugiés. Un appui qui a certainement mis du baume au cœur de la chancelière qui s'était sentie très seule et lâchée par la plupart de ses partenaires européens sur ce sujet.

« Un ami qui coûte cher »
Les choses se corsent sur la politique économique de la zone euro. C'est le dossier le plus complexe : « Macron pourrait devenir un ami qui coûte cher, commente cette semaine le Spiegel. La chancelière sait bien que Macron souhaite une autre Europe que la sienne : plus solidaire, plus efficace, mais surtout avec des pouvoirs accrus pour Bruxelles. Pendant longtemps, Merkel était ravie de pouvoir piloter l'Europe à partir de Berlin. Seulement maintenant, Macron réclame un ministre des Finances européen et un budget de la zone euro ; il imagine même que des dettes pourraient être contractées en commun. Merkel, elle, ne changera pas sa politique juste parce que la France a un nouveau président. » Des projets qui sont loin de ravir la chancelière et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, un garant de l'orthodoxie budgétaire très réticent à l'idée de dénouer les cordons de la bourse de l'État pour payer les dettes des autres.

Dans une interview accordée dans le même numéro du Spiegel, Wolfgang Schäuble, qui a soutenu la candidature d'Emmanuel Macron dès le premier tour des élections, dit en des mots à peine voilés qu'il n'est pas question de financer le déficit français : « Si nous voulons que l'Europe soit plus forte, chaque pays doit d'abord faire en sorte qu'il devienne lui-même plus fort. C'est vrai pour l'Italie et la France. C'est aussi vrai pour l'Allemagne. Et ensuite nous devons discuter ensemble de la façon de renforcer l'Europe. C'est dans cet ordre-là que les choses doivent être faites. » Le message est sans équivoque, et même si les Allemands sont ravis de voir arriver à l'Élysée cet Européen convaincu auquel ils font confiance, le moteur franco-allemand devrait sans doute connaître des à-coups en chemin.
Le Point


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