FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise

Charles Debbasch Escroc et calamité pour les togolais Clément Aganahi, expert en technologies électorales auprès de l’ONU et de l’UE

Le Togo semble devenir le repaire des gens sans scrupules, à la moralité douteuse dont la mission est d’œuvrer à la pérennisation de la camorra au pouvoir. Trois cas retiennent notre attention. Au commencement était Charles Debbasch alias Kofi Souza. Poursuivi par la justice pour détournement d’œuvres du peintre Victor Vassarely, il fuit sa France natale pour trouver asile au Togo où il a mis son intellect au service du mal.

Artisan des modifications constitutionnelles, il se révéla aux Togolais en 2005 à la suite de la catastrophe « gnassionale » par sa pantalonnade constitutionnelle mémorable qui permit à Faure Gnassingbé qui était alors ministre, de devenir en moins de 24 heures, député, président de l’Assemblée puis président de la République par intérim. Une forfaiture qui avait indigné le monde entier. Le président de la Commission de l’Union Africaine d’alors, Alpha Oumar Konaré, avait dénoncé les « debbascheries » contraires au fonctionnement optimal des institutions démocratiques. Debbasch a également joué un rôle non moindre dans l’exclusion de 9 députés de l’opposition à l’Assemblée nationale, le plus gros scandale ayant marqué la quatrième législature au Togo. Il fut également le chef d’orchestre du tripatouillage du rapport de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) sur les actes de tortures à l’Agence nationale de renseignements (ANR). Bref, c’est quelqu’un qui est très dévoué au mal.

Aujourd’hui les Togolais découvrent un autre génie du mal, le Béninois Clément Aganahi qui se passe pour un expert en technologies électorales auprès de l’ONU et de l’UE alors qu’en réalité, c’est un spécialiste en braquage électoral recruté par le régime Rpt/Unir. C’est lui qui, à travers son moulin à fraudes baptisé SUCCES (Système Unifié de Collecte et de Centralisation pour les Elections et les Statistiques), avait fait proclamer des résultats frauduleux parallèles à la CENI lors des législatives de 2013, ce qu’avait dénoncé une mission d’expertise électorale de l’Union Européenne. Pour la présidentielle du 25 avril, le sieur Aganahi veut encore imposer son système de fraudes à la CENI. C’était sans compter avec la vigilance et la détermination des représentants de l’opposition au sein de cette structure qui se sont catégoriquement opposés. Un refus qui a failli tourner à une rixe à la CENI.

En dehors d’Aganahi et son système de fraudes SUCCES, il y a aussi la société Zétès qui est au cœur du dispositif de la fraude électorale au Togo. Depuis une dizaine d’années, cette machine à fraudes a monopolisé le marché de la fourniture et du conditionnement des kits électoraux dans notre pays. Le fichier électoral produit par cette société est tout sauf sain. Des sources indiquent que le fichier contiendrait 30% d’électeurs fictifs. Le refus ostentatoire de cette société à permettre l’audit du fichier réclamé par les formations politiques de l’opposition et les organisations de la société civile, a amené l’Alliance nationale pour le changement (ANC), un parti d’opposition à porter plainte contre elle pour faux en informatique mi-mars à Bruxelles.

Voilà comment des escr… de tout acabit manœuvrent pour que vive la dynastie des Gnassingbé. Jusqu’à quand ?
Source : Liberté



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