FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise


C’est par une déclaration lue par le député de la 16ème circonscription électorale du Bénin, Justin Adjovi, porte-parole des députés de la minorité parlementaire, que le Président de l’Assemblée Nationale a été interpelé sur la situation politique et économique qui prévaut au Bénin. L’objet de cette saisine est d’attirer l’attention de l’opinion publique sur la menace qui plane sur la démocratie béninoise à travers la modification, secrète, de la loi électorale.

En effet, par leur déclaration, les députés de la minorité parlementaire ont dénoncé la modification de la loi électorale qui se prépare avec la complicité de certains députés de la majorité parlementaire. Cette manœuvre qui vise à supprimer la Commission électorale nationale autonome (Cena) entacherait le processus démocratique béninois souvent cité en exemple sur le continent africain.

C’est donc à juste titre que la Cena du Bénin, de par la qualité de sa gestion des situations électorales, représente aux yeux de plusieurs pays un modèle de réussite. Pour exemple, plusieurs représentants des organisations de gestion électorale ont séjourné au Bénin afin de s’imprégner de cette expérience béninoise.

Outre cet état de chose, la déclaration a dénoncé aussi les promesses mirobolantes tenues par le candidat Patrice Talon et bizarrement oublié par celui-ci, une fois au pouvoir. Qu’il vous souvienne, lors du débat contre son challenger Lionel Zinsou, Patrice Talon s’insurgeait contre le non-respect des décisions de justice par l’Etat.

Cette déclaration a également mentionné les conflits d’intérêt au sommet de l’Etat, les audits et redressements fiscaux ciblés, l’acharnement politique contre les maires, députés et anciens directeurs généraux qui n’appartiennent pas à la barque de la rupture. Il est à y ajouter le non-respect des décisions de justice et l’application des lois rejetées par la cour constitutionnelle.

Pour rappel, les députés de la minorité parlementaire représentent les 22 qui ont rejeté le 04 avril 2017 le projet de révision constitutionnelle jugé opportuniste. Le président de l’Assemblée Nationale devra donc réagir et être le garant de la poursuite de la démocratie au Bénin puisque le souci de ces députés, est sans doute le bien-être de la population.
BWTV


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