L’armée malienne rencontre de nombreuses difficultés dans le centre et le nord du pays. Depuis le début de l’année, plusieurs dizaines de militaires ont été tués lors d'attaques attribuées aux jihadistes.

Pose de mines ou voitures piégées suivies d’attaques armées, la guerre asymétrique que mènent les jihadistes sur le terrain ne facilite pas la tâche aux militaires maliens. Les casques bleus de l’ONU et même les militaires français de Barkhane font également les frais de cette stratégie.

Particulièrement touchée, l’armée malienne a pour le moment très peu de moyens pour faire face à la situation. Certes, des militaires du génie font des opérations de déminage sur le terrain, mais l’armée régulière du Mali n’a pas de matériel roulant antimines très efficace.

Il s’agit de ces véhicules blindés qu’on met en tête d’un convoi et qui peuvent détruire les engins explosifs et donc sauver la vie des militaires du même convoi. Par ailleurs, les hélicoptères de combat annoncés, qui doivent protéger les militaires au sol et être efficaces dans un combat, ne sont toujours pas visibles dans le ciel malien.

Bamako se mobilise pour équiper son armée, comme l’a récemment déclaré le président IBK. Mais pour le moment, l’autre handicap d’une partie l’armée est le manque de formation. Motiver tous les militaires maliens reste un défi à relever. Très peu de combats avec l’ennemi, des replis dits stratégiques ou encore des cas signalés de position abandonnée avant l’arrivée de l’adversaire.
RFI


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