Les Togolais veulent la démission du Ministre Yark Damehane

Il est incapable de maintenir la paix et la sécurité au Togo

SELON YARK DAMEHANE , LE MENTEUR, LE TUEUR, L'INCAPABLE
"Des armes venues d'ailleurs découvertes aux mains des manifestants"

Depuis le début de l’année, c’est un déluge de mésaventures qui s’abat sur le régime Talon. Impensable il y a quelques mois, au regard de la ferveur populaire ayant accompagné l’élection haut les mains, du magnat. Comment est-on arrivé- là ? Coup de projecteur au cœur des péchés mignons qui enterrent de jour en jour, Patrice Talon dans le cœur des Béninois.
Avril 2016, Patrice Talon pose ses valises à la Marina, après une prestation de serment célébrée à Porto-Novo par un peuple en liesse, quoiqu’empreinte de sobriété. Mais depuis, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Le régime sectionne un à un, les grands leviers de sa lune de miel avec le peuple, au point de se retrouver aujourd’hui, au creux de la vague. Un an après, l’on peut s’essayer à un listing des principales ‘’bourdes politiques’’ du régime, obligés de changer de fusil d’épaule, au point de renier ses plus fermes engagements.

Premier gouvernement,  premier couac

Personne n’a exigé de Patrice Talon que son premier gouvernement soit limité à 21 membres. Si les Béninois dans leur immense majorité ont salué cette vision parcimonieuse de la gouvernance, ils ont tout de suite déchanté. Premier acte du nouveau président,  cette première promesse non tenue laissait déjà des failles que la critique n’a pas épargnées. Patrice Talon aurait dû se donner plus de marges de manœuvres, en conciliant dans son gouvernement, à la fois technicité et politique. De Kérékou à Yayi, cet ordonnancement a su contenir certaines colères politiques, souvent nées de la formation du premier gouvernement. José, un acteur des médias, estime que « le chef de l’Etat s’était planté tout seul. Et l’échappatoire qu’il s’est frayé montre bien qu’il n’était pas un homme de parole ».

Le règne de la vengeance

De par sa fin de mandat tumultueuse, Boni Yayi avait déjà lui-même cisaillé le fil de confiance qui le liait au peuple béninois. Inutile donc que le nouveau chef de l’Etat en rajoute plusieurs couches, au point de réduire l’Etat, à une tribune de règlements de comptes personnels. « Décisions antérieures mises sous le boisseau, plusieurs décrets suspendus, voire annulés, reconstitution d’un empire économique sur fond de conflit d’intérêt » sont autant d’éléments qui font dire à Bredel, jeune activiste politique que « Patrice Talon était venu pour enterrer Yayi et ressusciter ses affaires ».

Curieusement, cette obstination a eu un effet contre-productif, vu que de plus en plus, les Béninois semblent porter Boni Yayi en triomphe, face aux erreurs du régime Talon  

Le divorce politique précoce avec son principal allié

A peine six mois de cohabitation, les premières fissures, et non des moindres, apparaissent au cœur du régime. Au détour d’une sulfureuse affaire de cocaïne à lui collée, Sébastien Ajavon, pourtant blanchi par la justice, prend ses distances. Une affaire qui rappelle une autre sous le régime précédent.  Bredel estime que « Patrice Talon n’a pas tiré leçon de ses déboires avec Boni Yayi ».

Dans tous les cas, le magnat de la volaille s’active depuis lors pour occuper les premières loges d’une opposition qui recherche depuis, ses vrais clients. Doté d’une surface financière suffisante, et fort de son expérience de la dernière présidentielle, Sébastien Ajavon donnera beaucoup d’insomnie au régime.

Un programme d’actions venu tard dans un monde trop vieux

L’accouchement aura été long et difficile. Plusieurs fois annoncé, le Bénin tout entier à dû attendre fin décembre, pour connaître le contenu des rêves du chef de l’Etat. Une compilation d’ambitions pharaoniques, au moment où le peuple n’avait plus la tête que dans son quotidien.

Les réformes précipitées

En donnant très tôt le top de ses réformes, Patrice Talon pensait si bien faire, convaincu que les réformes en début de mandat réussissent le mieux. Seulement, entre vitesse et précipitation, le chef de l’Etat, de surcroît pris au piège de son mandat unique, empile les unes après les autres, une série de mesures douloureuses que les populations ne lui pardonnent toujours pas.

Le social passé par pertes et profits

Un an après, difficile de voir clair dans l’agenda social de Patrice Talon. Lui qui a hérité d’un pays laissé par son prédécesseur avec des réflexes de l’Etat providence. En voulant jeter l’eau de bain, le chef de l’Etat a aussi jeté le bébé. De quoi raviver les tensions sociales que l’opération de libération du domaine public mené tambour battant, viendra parachever. Hormis la résiliation de contrat de centaines d’agents, le ministère de l’agriculture s’est aussi illustré par un vaste programme de liquidation, avec à la clé des pertes d’emploi en vue.

Pour Adèle, secrétaire contractuelle dans une des structures du Ministère, « Patrice Talon gère le Bénin comme ses entreprises. Il fait payer aux fonctionnaires, de prétendues erreurs commises par ses prédécesseurs, alors que l’Etat est une continuité ». La jeune femme, qui dit avoir soutenu le candidat, regrette aujourd’hui son choix. A l’image d’Adèle, les Béninois, dans leur immense majorité, ne cachent pas leur désenchantement.

Une politique diplomatique isolationniste

 

Pour son investiture, Patrice Talon, au nom de la rupture, n’a daigné inviter le moindre chef d’Etat. Mieux, depuis son investiture, les voyages officiels du chef de l’Etat se comptent au bout des doigts. Un étudiant togolais à l’Ecole nationale d’administration et de management (Enam) dit ne pas comprendre « la distance qu’observe Patrice Talon avec les pays voisins, alors que ce club de chefs d’Etat, qu’on l’aime ou non, peut faire et défaire beaucoup de choses ».

Et comme si tout ceci ne suffisait pas, la nouvelle carte diplomatique voit disparaître plusieurs chancelleries, renforçant l’isolement diplomatique du Bénin sur la scène internationale.

Un président loin de son peuple

Depuis son investiture, Patrice Talon n’a effectué que deux vraies sorties dans le pays. L’une à la hauteur des Collines, l’autre dans le nord. Du coup, très peu de Béninois ressentent la proximité avec leur président, surtout dans le contexte d’une gouvernance fortement décriée. Une grosse erreur politique, puisqu’en l’absence de voix autorisées, les adversaires politiques essaiment les contrées, déversant quantité de désinformations et d’intoxications, aujourd’hui difficiles à rattraper.

 

Bruno O. OTEGBEYE / beninmondeinfos.com  



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