FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise

Sébastien Ajavon s’est exprimé dans la presse ce dimanche 16 avril 2017. Devant trois journalistes, l’ancien candidat à la présidentielle de mars 2016 a abordé plusieurs sujets de l'actualité nationale tels que le rejet du projet de révision de la Constitution, le Programme de vérification des importations (PVI) et les emprunts obligataires effectués par le régime Talon. Sur cette dernière question, l'ancien président du Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a dénoncé des irrégularités dans le processus de l’appel public à l’épargne pour un montant indicatif de 150 milliards de francs CFA portant sur une durée de 10 ans lancé et obtenu par le régime Talon. Il craint même que ces maldonnes ne provoquent la chute de cette structure au cas où «les banques perdraient leurs chiffres d’affaire».

Au cours d’un entretien accordé à la télévision nationale à l’occasion du bilan de l’an 1 du régime Talon, le ministre béninois des Finances, Romuald Wadagni, s’est frotté les mains, entre autres, sur l’appel public à l’épargne pour un montant indicatif de 150 milliards de Francs CFA pour une durée de 10 ans. Pour l’argentier, le succès de l’opération est le résultat de l’assainissement de cadre macroéconomique. Un justificatif que l’ancien président du Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) balaie d’un revers de la main. A l’en croire, ce succès est déguisé ; il est émaillé de fausses notes.

«(…) Ce que le Chef de l’Etat ne vous a pas dit, c’est que dans cet emprunt obligataire, la CNSS a donné 40 milliards de francs CFA, à elle seule. Les banques ont été forcées de payer sinon, on viendrait leur ramasser les Dépôts à terme (DAT) qui se trouvent dans leur caisse. Pratiquement toutes les banques du Bénin (ont reçu des pressions). On leur a dit si vous n’accompagnez pas, nous allons vous retirer les dépôts (…)», allègue Sébastien Ajavon.

L’ancien président du Conseil d’administration de la CNSS déplore ainsi une violation des règles de cette structure. Des dispositions qui ne permettent qu’un dépôt à terme d’une durée maximale de 04 ans. Au-delà, la CNSS pourrait disparaître. « La CNSS court des risques très importants en plaçant pour 12 ans parce que, si on place pour 12 ans et que les banques perdent leur chiffre d’affaire, c’est la Caisse qui perdra toute sa mise. C’est pour cela que nous avons l’habitude de ne pas dépasser 04 années», révèle l’ancien candidat à la présidentielle de mars 2016.

Rejet du projet de révision Constitutionnelle, Sébastien Ajavon n’a soudoyé personne

Dans son intervention, l'homme d'affaires s’est également exprimé à propos du rejet de la prise en considération du projet de la Constitution du président Patrice Talon. De l'avis Sébastien Ajavon, le projet contient plusieurs imperfections à corriger. Il a donc félicité les 22 députés ayant mis fin à l’évolution du dossier. Par ailleurs, il a déclaré n’avoir pas financé les anti révisionnistes comme l’ont fait ventiler certaines rumeurs.

Sébastien Ajavon s’est également prononcé sur plusieurs autres sujets dans cet entretien qui a duré plus 90 minutes. L’affaire cocaïne ; la suspension des activités des organisations estudiantines, jugée de «nul et non avenu» par la Cour constitutionnelle. «Comment un président peut interdire le droit d’association, ce qui existait et dont il a abondamment profité. Même si les jeunes ont eu à faire des actes répréhensibles, il revient à l'Etat de mettre la sécurité. C’est encore là que vous pouvez les contrôler, pas en dehors de l’Université», a estimé le président du patronat béninois. Et sur l’affaire dite de trafic de drogue, il dit avoir perdu des milliards de Franc CFA : «(...) vous savez, à cause de cette affaire de drogue, j’ai des contrats qui ont été résiliés, j’ai perdu des contrats sur lesquels je pouvais gagner plus de 250 milliards en 05 ans».

Sur le PVI, les résultats de la campagne cotonnière (400 000 tonnes), l’opération de libération du domaine public, Sébastien Ajavon a aussi relevé des imperfections. Et à propos de ses amis, actuellement ministres au sein du gouvernement de Patrice Talon, ils sont libres d’opérer les choix qui leur conviennent ; «ai-je bien été clair ?», a lancé Sébastien Ajavon à l’endroit des trois journalistes qui l'interviewaient. Enfin, le magnat a déclaré qu’il devient un homme politique.

Ariel GBAGUIDI / benin monde infos



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