Togo : Manifestations de l'opposition les 13, 14 et 16 décembre 2017



FAURE GNASSINGBE DOIT PARTIR

EMMANUEL MACRON SUR LA CRISE TOGOLAISE "La conservation longue du pouvoir sans processus électoraux, sans cadre de pluralisme n'est pas une bonne chose"


Depuis 2006 si Faure avait appliqué l’APG, on ne serait pas cette crise

Le régime Talon vit des moments cauchemardesques depuis son avènement. Déjà empêtré dans une fronde sociale tenace, le gouvernement de la rupture se retrouve également dans l’engrenage de la révision constitutionnelle avec une crise politique qui monte en puissance. Cerise sur le gâteau, la démission d’un cador de l’appareil vient parachever une série noire qui ne risque pas de s’éteindre de si tôt.

Le premier anniversaire du régime Talon ne risque pas d'être festif. Bien au contraire. Depuis son avènement le 6 avril 2016, le régime n’a jamais fait face à tant de tirs croisés, de la part d’un peuple et d’une classe politique qui l’a porté en triomphe à plus de 65%. Comment en est-on arrivé à cet extrême ? Telle est la question que devraient se poser Patrice Talon et sa galaxie, à quelques jours d’un premier anniversaire qui s’annonce bien chaud.

Alors que progressivement, le baromètre social virait au rouge, presque dans l’indifférence de l’exécutif, les responsables syndicaux ont dû prendre leurs responsabilités, avec une série de débrayages dans des secteurs aussi sensibles les uns que les autres.

Rien que cette semaine, les secteurs de l’éducation, de la justice et de l’agriculture, trois secteurs clés de l’Etat se trouvent paralysés, du fait des mouvements de débrayage déclenchés par plusieurs syndicats. Si des revendications corporatistes sont à l’origine de ces différentes manifestations d’humeur, un point, quasiment commun aux trois autres méritent une attention particulière : la révision de la constitution. Une autre épreuve qui sans doute, perturbe le sommeil du chef de l’Etat depuis quelques semaines.

En effet, en proclamant sous tous les toits aussi bien avant et après son accession à la magistrature suprême, son engagement à réviser la constitution, Patrice Talon était à mille lieues d’imaginer cette vague de condamnations qui déchire le projet, depuis qu’il est entré dans sa phase décisive. Même ceux qui ont participé à sa conception ne s’y reconnaissent plus, tirant à boulets rouges sur le régime, aidés par une population qui crie la faim.

Et comme si cela ne suffisait pas, le départ, ce début de semaine, de Candide Azannaï, un pilier central de l’échafaudage, vient comme pour porter le coup de grâce à un régime déjà très mal en point. Ce départ, qui fait le chou gras de tout le peuple béninois depuis ce lundi, vient renforcer le climat de divorce entre le peuple et son président.

Le constat est là. Le navire Talon prend l’eau de tous côtés. Et le chef de l’Etat, même s’il tente de minimiser la portée du séisme qui vient de frapper son appareil, ne risque pas de se relever de si tôt.

Patrice Talon a tout intérêt, à revoir sa copie, pour  se réconcilier avec un peuple très courroucé, qui ne lui demande qu'-un peu plus d’attention.

Bruno O. OTEGBEYE / benin monde infos



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